Du thermique à l’électrique…

Deux catamarans franchissent le pas !

Si de nouvelles marques proposent des nouveaux multicoques conçus dès le départ pour intégrer une motorisation électrique, d’autres proposent des versions électriques à partir d’unités auparavant équipées d’une propulsion thermique… Autre cas de figure : électrifier un multicoque en mode custom. Nous allons nous intéresser ici à deux modèles de catamarans électriques… qui ne l’étaient pas !

Astréa 42 Smart Electric : « Premier de la gamme »

 

Si le 42 est au sein de la gamme voile de Fountaine Pajot le deuxième modèle après l’Isla 40, c’est néanmoins le plus petit de la gamme Smart Electric, qui comprend également l’Elba 45 et l’Aura 51. Le premier Astréa 42 Smart Electric a été mis à l’eau au cours de l’été dernier et nous avons eu la chance de pouvoir naviguer quelques heures à bord de ce modèle, un des premiers catamarans électriques de grande série proposé sur le marché. Notre objectif n’est pas de réaliser de nouveau l’essai de ce modèle – vous le retrouverez dans MM190 –, mais de vous faire découvrir les spécificités et l’intérêt de cette version green.

Le contraste entre l’ambiance du Grand Pavois – entre brouhaha de la foule des belles journées et annonces au micro – et le quasi-silence qu’on retrouve à moins de 15 longueurs de notre place est saisissant… C’est tout à fait le genre de constat qui fait sourire jusqu’aux oreilles Mathieu Fountaine, directeur délégué du chantier. D’une simple pression des doigts, il appuie un peu plus sur les manettes pour accélérer encore. On sent bien alors quelques menues vibrations dans les coques – et encore, il faut vraiment y prêter attention. Rien à voir avec le ronron envahissant d’une paire de moteurs thermiques de 30 ou 50 CV (ce sont les puissances des blocs thermiques proposés par le constructeur).
Après l’Aura 51 Smart Electric présenté en 2022, l’Astréa 42 rejoint la flotte forever green, accompagné par l’Elba 45. D’aucuns seront surpris de ne pas y trouver le Tanna 47 ; ce modèle s’est avéré incompatible avec une « électrification » a posteriori en raison de son avant trop petit pour accueillir un générateur costaud – eh oui, pour l’instant, on ne peut pas se passer de cette sécurité. On mesure en tout cas qu’il n’est pas forcément si simple de proposer un catamaran de grande série électrique quand ce n’était pas prévu lors de la conception initiale.

Une configuration proche de celle de l’Aura 51


En termes techniques, le constructeur a en gros repris l’installation de l’Aura 51 en conservant d’ailleurs la même puissance moteur (2 x 25 kW). Il s’agit déjà pour Fountaine Pajot de la deuxième génération avec des pods immergés. Pour les batteries de propulsion lithium-iron- phosphate, on peut opter pour 2 x 21 ou 27 kWh. Nous disposons de la première formule. Sur le rouf, on peut compter sur 1,2 kWc de panneaux solaires. Quant au générateur fourni, il peut produire 16 kW (contre 9 kW à bord de l’Astréa 42 standard). Ce groupe électrogène a deux fonctions : charger les batteries de propulsion et alimenter les moteurs. Pour la charge, le générateur est contrôlé automatiquement : il démarre lorsque les batteries de propulsion tombent à un niveau de charge inférieur à 20 %, puis s’arrête lorsque les batteries sont chargées. Le groupe peut être démarré manuellement si nécessaire. Il se met également en route lorsque le système de ...

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