Course au large

Route du Rhum : la 10e de la plus belle des transats…

Publié le 01 octobre 2014 à 0h00

Créez une alerte e-mail sur le thème "Course au large"

Un peu d'histoire : 36 années de légende, et une passion intacte

1978, Michel Etevenon est un publicitaire qui sent que la course au large a besoin de renouveau. Il crée une transat partant de Saint-Malo direction la Guadeloupe. 38 bateaux sont au départ, mais dont seulement un quart sont de vrais bateaux de course. Mais la légende est en place, et cette première édition fera date avec une arrivée d’anthologie. Au terme de 23 jours de mer, Mike Birch, sur son petit trimaran Olympus Photo, coiffe sur le poteau Kriter, le grand monocoque de 21 mètres, skippé par Michel Malinowski, pour 98 secondes ! Cet écart infime après une traversée de l'océan Atlantique aura un énorme retentissement, et les monocoques ne battront plus jamais les multis en course... Une nouvelle époque est née.
Cette première édition verra malheureusement aussi la disparition d'Alain Colas à bord de Manureva, ex-Pen Duick IV. Parmi les autres participants, on trouvait déjà les Poupon, Arthaud, Pajot, qui plus tard allaient inscrire leur nom au palmarès...

Quatre ans plus tard, on compte 52 bateaux sur la ligne de départ, tous équipés d’une balise Argos qui permet de les suivre. Un plus pour la sécurité des skippers, mais aussi pour la communication. Pour la seule fois de son histoire, les concurrents doivent contourner une marque de parcours en Martinique. 1982, c’est l’année du Rosière, le prao de Guy Delage, qui se repliera sur la ligne de départ… Mais c’est surtout l’année des premiers grands multicoques géants, dont un –William Saurin d’Eugène Riguidel – mesure 27 mètres, et cinq autres – Olympus III (Robin Knox Johnston), Britanny Ferries GB (Chay Blight), Jacques Ribourel (Olivier de Kersauzon), Elf Aquitaine (Marc Pajot) et Charente Maritime (Pierre Follenfant) – affichent des tailles allant de 18,29 m à 25,91 m. Marc Pajot (sur son catamaran qui se fissure et l'oblige à un arrêt en Martinique !) s’impose devant Bruno Peyron. Pour gagner, on sait maintenant qu'il faut un multicoque géant...

1986 fut une année de transition. Pour gagner, il faut un multicoque, et il en faut un grand ! Du coup, il n'y a "que" 33 bateaux au départ, mais 13 font plus de 23 mètres... Du côté des multicoques, la guerre entre tris et catas fait rage. Les tenants des deux coques sont encore majoritaires (13 catas) contre les 9 trimarans engagés. 1986, c'est aussi l’année des premiers foils. Mais pour cette 3e édition, l’Atlantique s’est montré particulièrement rude, mettant à mal les structures des multicoques : rapidement, Loïck Peyron, Paul Vatine, Hervé Cléris, Olivier de Kersauzon, Tony Bullimore abandonnent, puis c’est au tour de Dominique Marsaudon. Jusqu’au drame, Loïc Caradec, sur son cata géant Royale, chavire, Florence Arthaud se rend sur zone mais ne peut que constater la disparition du skipper breton. Philippe Poupon s’impose à Pointe-à-Pitre, deux semaines après le départ, devant un Bruno Peyron qui semble abonné à la place de second.

Dossier Route du Rhum

Qui sera à la place de Franck ...

Se connecter

Mot de passe oublié ?

Devenir membre

Devenez membre de la communauté Multicoques et profitez de nombreux avantages !

Devenir membre

Partagez cet article