Technique

Une histoire de couleurs

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Le pavillon est probablement la première caractéristique d’un navire. Longtemps, c’était la seule manière de savoir si le bateau que l'on croisait était un ami ou un ennemi. Aujourd’hui, cela permet de savoir si le navire est en détresse, s’il veut communiquer avec vous, ou si le skipper est à bord, par exemple. Bref, les pavillons servent encore et toujours à la communication, et il convient de bien connaître les usages avant de partir naviguer autour du monde !

Bienvenue ! Les pavillons sont toujours un excellent moyen de communiquer.

L'utilisation du pavillon national

Ce sujet fait partie de "l'étiquette navale" que nous avons tous tendance à oublier, et il comporte de nombreuses particularités.

Le pavillon national, également appelé "couleurs", sert à identifier la nationalité du navire, et éventuellement son statut. Sachez qu'il n'y a aucun "drapeau" à bord. Ce n'est pas un terme marin… En Suisse, comme en Angleterre ainsi que pour d’autres pays, il y a une différence entre le drapeau national et le pavillon maritime. En France, si son apparence est la même que le drapeau tricolore, il est tout de même légèrement différent. La largeur des bandes est progressive : bleu 30 %, blanc 33 %, rouge 37 %. Ceci pour donner l'impression de largeurs identiques lorsque le pavillon flotte au vent. Logique, car la dernière tranche (rouge) ondule plus que la première (bleue) qui est attachée au mâtereau.

Les navires de plaisance utilisent le même pavillon national que la marine marchande. Il doit toujours être en bon état ; en cas de graves dégradations, on pourrait se voir reprocher un acte d'outrage au drapeau national. L'envoi et l'amener des couleurs sont toujours la responsabilité du capitaine.

Préparer et envoyer un grand pavois demande méthode et harmonie…

Le pavillon national doit être proportionnel à la taille du navire. Si le minimum semble laissé à l'appréciation du skipper, le maximum est d'1/10 de la taille du bateau, à la condition expresse que le pavillon ne touche jamais l'eau, ni le pont.

Pour un bateau de 15 m, le pavillon fera au maximum 1,5 m de long et 1 m de haut, puisque les pavillons sont au format 2/3 (guindant = 2/3 battant). Dans cet exemple, le pavillon est très grand, mais quand on aime… Enfin, le pavillon national doit bien sûr être le plus grand pavillon arboré à bord.

 

Un pavillon s’envoie et se rentre. On ne doit cependant pas dire "rentrer" pour ce qui est du pavillon national : cela signifierait que l’on se rend à l’ennemi ! Ainsi, pour les couleurs, on dit "amener". Les couleurs sont toujours envoyées non ferlées, le pavillon national s’envoie donc déjà "ouvert".

Le pavillon doit être hissé à bloc. Le pavillon ne peut pas être fixé sur le pataras (sauf exception pour les sloops, qui peuvent l'envoyer sur le pataras à deux tiers de sa hauteur). Ne pas respecter ces deux points implique une signification particulière : le deuil.

Un catamaran arborant fièrement le pavillon de l 

En navigation : 
En navigation dans les eaux étrangères, le pavillon national doit toujours rester hissé.
Gréement sloop : il se place sur un mâtereau droit (également appelé "digon") à la poupe et à tribord ...

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