Multicoques Match

Navigation sportive en multicoque : On s'envole ou pas ?

Publié le 20 juillet 2018 à 0h00

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Voler, bien sûr !

par Malcolm Gefter

Malcolm est membre du New York YC, passionné de régate, il est aussi un des premiers propriétaires de trimaran TF10, le fameux tri foiler construit par DNA (que nous avons essayé dans Multicoques Mag 189).

Voler est très simple, et si vous ne volez pas, vous ne naviguez pas au plus haut niveau dans la voile d’aujourd’hui ! On pourrait dire que l'art et la science de la navigation exigent que l'on essaie de se rendre d’un point A à un point B aussi vite que possible, mais, mis à part les considérations tactiques (qui sont importantes) telles que la recherche du meilleur vent et l’intelligence du courant pour atteindre l'objectif, la vitesse pure reste de loin la plus importante.
Le vol sur plans porteurs n'est pas une caractéristique discontinue de l’évolution de la mécanique de navigation, il se situe sur la ligne de progression d’un ensemble de caractéristiques physiques qui visent à réduire le poids, la traînée et à augmenter la poussée pour une plate-forme donnée. La logique de la réduction de la traînée en multicoque implique à l’extrême de soulever la coque sous le vent et de naviguer sur le (ou les) foil. L'augmentation du moment de redressement et la réduction du poids justifient le multicoque comme une amélioration réelle par rapport au monocoque. Avec un multicoque à foils, on peut déjauger complètement en permettant aux safrans de générer aussi une force verticale suffisante. Le foiling est juste un moyen plus efficace de naviguer. Le fait que le bateau doit être optimisé dans les deux dimensions (hydro et aéro) et la vitesse considérablement supérieure, imposent des changements dans plusieurs compartiments de la navigation, mais les fondamentaux restent les mêmes. La vitesse croissante exige également plus de travail sur l’aérodynamique en plus de l'hydrodynamique pour continuer à accélérer.

La vitesse génère de nouveaux challenges techniques à résoudre tels que la cavitation et la ventilation des foils, et ce sont de nouveaux défis : l’amélioration constante des performances est une exigence de marin ! Revenir à la non-foil navigation est comme retourner aux quilles longues des bateaux en bois. Il y aura toujours une place pour les nostalgiques qui préfèrent le confort charmant du passé d’avant l’invention des foils, mais ils seront de moins en moins nombreux !

 

Un trimaran archimédien performant plutôt qu’un foiler

Hervé a comme terrain de jeu la côte nord de la Bretagne, jusqu'à Cherbourg avec les Anglos-Normandes et des milliers de cailloux, les côtes sud anglaise et irlandaise. Régatier (skipper du Rush Royale Perros-Guirec dans le Tour de France à la voile), il a eu l’occasion de naviguer régulièrement ces dernières années au large avec un Echo 36’V2 (un des derniers plans de Dick Newick) et ne disposait auparavant que de quelques expériences ponctuelles en trimaran habitable : Telstar 26, VAL 38 Elle... Il a adoré !

 

J’ai assisté aux débats "flotteurs ...

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