Technique

Match - Batteries au plomb VS lithium

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Brieuc Maisonneuve - Brieuc est un ex-chef d’entreprise de chaudronnerie industrielle reconverti dans la course au large en Class 40. Il est le propriétaire skipper d’un TS5 qu’il exploite en charter sportif. Lors du rassemblement TS/Marsaudon, nous avons passé plusieurs jours à son bord pour constater la pertinence de son choix de batteries.


« Les batteries lithium-ion sont garanties pour 2 000 cycles et le gain de poids est très important. »

Le cahier des charges d’Addictive Sailing est celui d’un catamaran de charter confortable pour 10 clients qui s’alignera également sur des courses aussi prestigieuses que la transat Québec Saint-Malo ou la Route du Rhum. Le catamaran doit être le plus léger possible pour optimiser la charge utile en charter (chauffage, paddles, vaisselles, etc.) et radical en conditions de course. Brieuc nous motive ses choix : « Je préfère perdre 14 kg en mettant un dessalinisateur de 105 l/h à la place du 65 l/h, et remplacer les planchers des coques par des panneaux carbone permettant de gagner 34 kg. Concernant la gestion de l’énergie, le passage aux batteries lithium était une évidence, tant pour le gain de poids que pour la souplesse d’utilisation. Le chantier s’est orienté sur le fabricant hollandais Super B, moins connu que les acteurs traditionnels ; ces batteries sont peut-être un peu moins performantes, mais elles présentent l’avantage de ne pas nécessiter de gestion électronique complexe et sont remplaçables par des batteries AGM sans modification. Le gain de poids est très important : nous avons substitué deux batteries AGM de 220 Ah qui pèsent 67 kg l’unité par deux batteries LiFePO4 de 160 Ah qui ne pèsent que 27 kg pièce. Le gain est de 80 kg sur l’installation et l’encombrement des batteries est moindre d’environ 25 %, ce qui permet de centrer les poids dans la nacelle sous l’épontille de mât. Le surcoût reste important (environ 8 000 €), mais les batteries sont garanties pour 2 000 cycles et peuvent sans problème en faire 5 000 avant de constater une dégradation des performances. Un contrôleur numérique sur la table à cartes surveille le niveau de charge, et les 900 W de panneaux solaires permettent de se passer des moteurs dès que l’ensoleillement est suffisant, même avec une utilisation intensive du dessalinisateur et du pilote. 100 €/kg gagné, c’est onéreux, mais pas démesuré au regard des autres options qui permettent une gestion plus souple de l’énergie à bord. »

 


 

Emmanuel Pironneau - Marin complet et spécialiste des multicoques, Emmanuel a été skipper de 3 trimarans F40 signés VPLP. Aujourd’hui, il est propriétaire d’un catamaran, un Freydis 46 dont il achève le refit.


« Deux batteries plomb carbone plutôt que lithium-ion, c’est 6 000 € d’économisés – autant à investir pour alléger le multicoque dans les hauts. »

« Je défends le choix d’équiper mon Freydis 46 de batteries au plomb en 2020. La base de tout cata rapide étant la chasse au poids, cela peut paraître étonnant ...

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