Technique

La révision du gréement

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Il faut bien admettre qu’un démâtage est l’une des avaries les plus dangereuses en mer. Non seulement on perd son moyen de propulsion, mais le risque de blessure grave est à redouter. On n’y pense pas toujours, pourtant, l’état du gréement dormant est primordial pour s’assurer de sécurisantes navigations. Trois types de câbles existent pour composer l’étai et les haubans. Le Monotoron, le Dyform et le Rod. Le cable Monotoron (fig. 1) est le plus courant dans la réalisation des haubans sur les bateaux modernes. Sa construction consiste en un assemblage de 19 brins de fil d'inox commis. Un fil central droit, 6 fils sur la première couronne commis dans un sens et 12 fils commis dans l'autre sens. Les caractéristiques de ce type de câble sont un allongement moyen, une bonne fiabilité, un coût modéré, une résistance moyenne au problème d'alignement des embouts, la possibilité d'utiliser des embouts manuels. Le Dyform (fig. 2) est une évolution du monotoron avec une meilleure compacité grâce au fait que les fils qui composent le câble ne sont pas ronds mais d'une forme trapézoïdale sur la couronne extérieure. Par exemple, un câble de 7 mm nominal représente une surface théorique de 42,87 mm² ; dans un monotoron 1x19, il n'y a qu'une section de 29,23 mm², de par les espaces entre les fils, contre 34,16 mm² en Dyform. Ce meilleur empilement des fils implique qu'à diamètre égal nous avons une meilleure résistance et, à effort égal, un allongement plus faible. D'où une utilisation sur des bateaux aux gréements exigeants car il offre une bonne fiabilité du fait de la construction multi-brins et la moindre rétention d’eau. Le Rod est réservé à des bateaux très exigeants et à la recherche de performances. Sa grande qualité est son très faible allongement et son diamètre constant par rapport au Dyform ou au Monotoron. Le principal défaut, c'est sa durée de vie relativement courte. On préconise 5 ans ou 20 000 milles au premier des termes échus. Et il ne faut pas transiger, car la rupture est sans avertissement. Il n’est cependant que rarement utilisé sur les catamarans de croisière, alors que les deux premiers équipent 90 % de la flotte.

Si le gréement courant est considéré comme du consommable que l'on doit changer une fois usé, il n’en va pas de même dans nos esprits en ce qui concernent les câbles du haubanage, dont la longévité nous paraît égale à celle du mât. Pourtant, l'inox dont ils sont composés est un matériau fort et résistant au milieu marin, mais pas éternel. Il vieillit sans que cela se remarque, et il peut se produire des phénomènes de cristallisation qui finissent par provoquer la cassure nette d'un câble. Et ce, sans que le câble en question ait subi des surtensions. Cela ne prévient pas, indépendamment du rythme des sorties et de toutes les histoires de tension, puisque le gréement vieillit même au mouillage avec le vent qui génère des vibrations. Même avec un entretien rigoureux de tous les éléments du haubanage (ridoirs, ...

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