Technique

Energie à bord, 2e partie : L'énergie douce

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Dans la première partie de ce dossier (voir Multicoques Mag n184), nous avons vu que les besoins en énergie d’un bateau équipé du confort moderne étaient largement comblés par des moyens consommant de la matière fossile. Pas très écologique ni moderne, vous en conviendrez. La pollution environnementale, mais aussi sonore, a conduit, depuis longtemps, les marins que nous sommes à utiliser des technologies utilisant de la matière disponible à l’infini et gracieuse : l’eau, le vent et le soleil. Ces appareils, longtemps réservés de par leur coût, à des élites ou à des écolo-puristes prêts à accepter une sobriété domestique aussi austère qu’aléatoire, sont entrés aujourd’hui dans une logique industrielle généralisée. Ces équipements ont été rendus accessibles au plus grand nombre, d’autant plus qu'une fois l’investissement de départ réalisé, plus aucune dépense, hormis celle dédiée à l’entretien, n’est requise. Si cette énergie est gratuite, en aucun cas elle ne saurait être exploitable dans toutes les situations, car elle est fluctuante en fonction de la météorologie et dépend aussi de votre mode et de votre zone de navigation. Il est donc indispensable de bien sélectionner le moyen le plus efficace pour répondre à un programme ciblé. Ou, pour pallier toutes les situations (le cas le plus fréquent) et réduire au strict minimum les émissions de CO2, de fusionner les trois modes de production en les utilisant tour à tour, ou simultanément. Cette production hybride permet de substituer un moyen par un autre en cas de panne, et surtout de s’adapter aux circonstances rencontrées ou bien aux caractéristiques de votre bateau. Pour une navigation autour du monde, un arsenal d’approvisionnement s’impose.

L’installation est primordiale pour obtenir un bon rendement. Les connexions, le diamètre du câblage, le régulateur MPPT sont autant de paramètres à peaufiner.Lors des traversées océaniques, l’hydrogénérateur ou l’alternateur d’arbre est très pourvoyeur d'énergie, surtout si les alizés sont avec vous. S'ils sont contre vous, l’éolienne fonctionnera alors au mieux, ce qui n’est pas le cas au portant ou dans les mouillages très abrités. Si l’on se trouve sous les tropiques, l’énergie solaire paraît bien adaptée, car le rayonnement est fort, mais les journées sont plus courtes, ce qui réduit la plage d’utilisation. Au-dessus des tropiques, les journées sont beaucoup plus longues en été, venant compenser un ensoleillement parfois voilé, mais la température plus basse améliore alors le rendement des panneaux solaires. La nébulosité du ciel n’est plus problématique pour la technologie moderne, et quand le ciel est vraiment sombre, le vent fort vient en général rétablir l’équilibre avec l’éolienne. Tous moyens confondus, on peut compter sur une production en 12 volts  allant de 80 Ah jusqu’à plus de 400 Ah/jour selon les conditions. Cependant, l’homogénéité de l’installation est primordiale pour obtenir un bon rendement. Les connexions, le diamètre du câblage, le régulateur MPPT sont autant de paramètres sur lesquels un professionnel pourra vous conseiller efficacement.

Les hydrogénérateurs

L’hydrogénérateur Aquagene que l’on traîne est contraignant à manipuler, mais il a le mérite d’être économique et de pouvoir se transformer en éolienne (Aerogene) pour le mouillage.L’alternateur ...

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