Technique

En course et en croisière !

Publié le 01 août 2014 à 0h00

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C’est une belle aventure qui débute lors de la rencontre mensuelle de l’équipe de Design Catamaran, au bistro La Cage aux Sports, à Repentigny, Québec, un beau soir de décembre gratifié de 30 cm de neige et d’une température de -20 degrés Celsius. Si la nécessité de régler des questions importantes est la raison de ces meetings mensuels, cela se combine judicieusement à un "après-meeting" sous le signe de la détente en bonne compagnie.
C’est dans cette deuxième partie de notre rencontre que Bobby nous lance son idée : On devrait mettre le Toro dans le conteneur et aller courir la Heineken Regatta à Saint-Martin ! Etes-vous partants ? Bob n’a pas mis bien longtemps à nous convaincre, nous sommes tous des guerriers et des régatiers confirmés ! C’est bière à la main que nous scellons le projet.
Le Toro 34 doit tout d’abord entrer au chantier pour une révision complète et être mis en configuration course, ajout de prises de ris et électroniques. Nous avons un mois et demi à notre disposition avant le départ du conteneur. Ensuite, une partie de l’équipe devra aller réceptionner le bateau. L’arrivée du conteneur étant prévue pour le 15 février, nous aurons alors trois semaines pour faire des sorties en mer et ajuster le bateau.
Le plan comporte aussi un raid-croisière familial pour Sylvain et sa famille, avec Augustin, ingénieur de Design Catamaran, prévu pour la semaine suivant la régate. Que demander de plus ?

Régater en partant en croisière

Quand on passe l'hiver par -20°C, l'idée de partir naviguer aux Antilles est forcément bonne…

Première journée de course

Notre port d’attache à Saint-Martin est à l’intérieur du lagon. Nous devons donc passer sous le pont-levis pour gagner la mer et rallier la ligne de départ, ce qui se fait à moteur. Bien que le bateau ne soit arrivé à Saint-Martin que trois jours plus tôt, à cause des retards du porte-conteneurs, nous sommes fin prêts et avons hâte d’en découdre.
Nous hissons les voiles et… "Halte !" Il y a une drisse coincée dans une barre de flèche. Olivier tire pour la décoincer et voilà la drisse qui file et disparaît à l’intérieur du mât ! Malheur, pas de nœuds en bout de drisse ! Départ dans 60 minutes… Le pont-levis est refermé : accès impossible à la marina et aux outils dans un délai acceptable. Il faut rapidement trouver une solution ! Nous hélons un zodiac passant pas trop loin pour aller chercher notre chaise à la marina. Dix minutes plus tard, nous harnachons Christian pour qu’il monte en tête de mât pour faire passer la drisse par l’extérieur. En haut, il nous lance un juron : hissé sur la drisse de code 0, il lui manque 1 m 50 pour atteindre la tête de mât. Au bord du désespoir, mais n’ayant aucunement l’intention d’abandonner si tôt, nous suggérons à Christian de s’attacher avec la balancine… un bout de 4 mm de diamètre sans gaine. Théoriquement, c’est assez fort, mais à cette hauteur, une malchance est moins rigolote. Les risques étant réduits puisqu’il reste attaché à la première drisse, il réussit ainsi ...

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