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Un cata pour 100 000 euros : Oui, c'est possible !

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Flashback. J’ai acheté mon premier bateau, un vieux Gib’Sea 80 plus, une seule coque, j’étais jeune, avant ma première maison. Fierté. Mais à mi-chemin entre la trentaine et la quarantaine, quand il s’est agi d’acquérir une maison dans le Sud pour accueillir femme et enfant, il a fallu revendre le quatrième, un Jeffcat 305, le bien nommé Garfield, rapport à son embonpoint. Malgré la prestigieuse signature d’Erik Lerouge, mettre un volume habitable décent dans un catamaran de 30 pieds reste une gageure. Mais, en mon for intérieur, une maison reste "un bateau, mal construit, loin de la mer". Alors les dix années suivantes ont été longues. A regarder en cachette les petites annonces de Multicoques Mag. A mater en biais les panneaux à vendre sur les ports à sec. A faire des recherches avancées qui ne mènent nulle part sur Internet : longueur, prix, année, localisation. Deux ou trois fois, j’ai craqué, bien sûr, j’ai été jusqu’à effectuer des visites qui n’ont abouti à rien, faute de projet bien clair, que les propriétaires et les professionnels dérangés me pardonnent...

A commencer par mon ami Philippe. En 2014, alors que je suis en veille "passive", je tombe sous le charme d’un magnifique Punch 1200 rallongé. Les Punch sont des plans Harlé qui étaient construits en contreplaqué époxy par Multicap Caraïbes à Fort-de-France. J’aime leur simplicité. Pas de vaigrages, tout est laqué. Plutôt légers, leurs mâts sont relativement courts pour éviter tout retournement dans les surventes des canaux inter-îles aux Antilles. Petite négo et zou je me lance ! Compromis de vente signé en poche, je m’envole vers l’Australie. Mais à l’escale de Singapour, je rappelle Philippe contrit, ma vie personnelle vient de s’effondrer, j’annule tout. Il me faudra deux ans pour me lancer à nouveau. Le bel oiseau aura fait le bonheur d’un autre depuis longtemps.

Et puis les aléas de la vie, des mutations et des projets professionnels font qu’un matin on se réveille, et c’est une évidence. J’achète un bateau. Mais ce n’est pas tout, je quitte ma magnifique location vue sur mer et j’emménage à bord ! Envie de s’alléger, peur de s’enraciner, volonté de pouvoir bouger, urgence à changer, (re)trouver un peu de liberté dans tous les cas. Le budget ? Limité. Pas seulement par nécessité, mais aussi par volonté de ne pas s’endetter trop lourd. J’avais la capacité à emprunter sensiblement plus, mais à quoi sert d’avoir un bateau si on est collé au bureau 360 jours par an pour le payer ? J’aurais pu attendre un an de plus, la vente d’un bien immobilier, et doubler mon budget, mais c’était encore "remettre à demain". Alors je me suis fixé un budget de 100 000 euros. C’est déjà déraisonnable pour un vieux bateau, mais les mensualités du crédit sur dix ans correspondent exactement au loyer de la maison que je vais quitter, et il commence à y avoir quelques bateaux intéressants à la vente autour de ce montant. En dessous, il faut vraiment aimer le camping. Les autres critères ...

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