Parler d’« antifouling bio » relève de l’oxymore : une peinture antisalissures est, par définition, un biocide destiné à tuer ou empêcher l’adhérence d’organismes vivants. Cela entre en totale contradiction avec le concept de « bio », généralement associé à des pratiques naturelles, non toxiques et respectueuses du vivant. Il n’est d’ailleurs pas surprenant qu’en Europe, la promotion d’antifoulings « bio » soit formellement interdite par la loi. En creusant un peu le sujet, on mesure rapidement que, face aux enjeux environnementaux croissants et à la pression réglementaire, les fournisseurs d’antifoulings naviguent en eaux troubles – c’est le cas de le dire. Entre les tentatives de développement de solutions moins agressives pour l’environnement et l’émergence d’alternatives ou compléments aux antifoulings, une question se pose : quel avenir pour les traditionnelles peintures antisalissures ?
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