Antilles

Catafjord : Merveilleuse rencontre avec un plaisantin fortement motorisé

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Il faut reconnaître que le quidam qui se déplace avec une embarcation dotée de deux fois deux cent cinquante chevaux au cul, ce gaillard-là, quand il pose sa papatte sur la manette des gaz, se sent forcément quelqu’un d’important. D’où la tentation d’appuyer un peu. Hélas, les lois de l’architecture navale étant ce qu’elles sont, notre brave "marinus légitimus motorisaë" se retrouve, malgré lui, en situation d’enfreindre la loi dès lors qu’il quitte la haute mer. Explication. Lorsque vous entrez dans un chenal, la vitesse maximale autorisée se situe souvent aux alentours de cinq nœuds. Et les deux hélices mues par votre surabondance de chevaux ne vous permettent généralement pas de "descendre" à ces ridicules quatre ou cinq nœuds. D’autre part, depuis son siège, le champ de vision du pilote vers l’avant se trouve amputé d’une zone de plusieurs dizaines de mètres. Si, par malchance, il a mis un peu de gaz, sans déjauger, alors son bâtiment se cabre comme un cheval rétif, augmentant encore ce fameux angle mort. En clair : le gars, y voit rien cent mètres devant lui !
Ma femme et moi-même avons pour habitude d’accomplir quotidiennement quelques "ronds dans l’eau" à bord de notre kayak. Ce matin, de puissants prédateurs à hélices sillonnent le plan d’eau, je les observe ...

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