Sumsum

Escale au Sénégal, le pays du… soum-soum !

Le soum-soum est le nom d’un alcool produit (de façon plus ou moins légale) au Sénégal – il est obtenu après fermentation de la pulpe de la pomme de cajou, ou d’un mélange de sucre, d’eau et de levure. A l’orthographe près, c’est aussi le nom du catamaran qui emmène Martine et Henry autour du monde. Ils nous écrivent ce mois-ci... du Sénégal.

Nous arrivons à Dakar. Vite, il faut coudre un drapeau sénégalais et le hisser dans les barres de flèches, à tribord. Après avoir
effectué les formalités, nous avons mis cap au sud, et en fin de journée, nous sommes entrés sous voile sur le Siné Saloum, avant de mouiller à Djifer, un gros bourg de pêcheurs. Sumsum a mouillé tranquillement devant l’hôtel Keur Papaye, à un kilomètre du village. Nous avons alors commencé par une belle balade au milieu des baobabs, des palmiers, des cocotiers. Quelle riche journée ce fut ! Accueilli par le traditionnel thé, j’ai découvert qu’ils réparaient aussi les pirogues, avec un maître charpentier et beaucoup de bras quand il faut réinstaller un bordé, un peu comme à l’époque de la construction de Sumsum. Il s’en est suivi une navigation de quelques heures, au cœur de la mangrove, pour rejoindre Toubakouta, avec parfois assez peu d’eau sous le catamaran. Il n’est pas toujours facile de savoir où ça passe, mais en bons marins, nous avons navigué avec la marée montante, et quand ça a vraiment touché, par deux fois, j’ai sauté dans le mètre d’eau chaude avant de sentir, avec les pieds, s’il fallait aller à bâbord, ou à tribord. Dans l’après-midi, nous sommes arrivés devant le complexe touristique Keur Saloum, où, luxe suprême, nous avons pu amarrer notre annexe à un ponton. Nous avons trouvé en ville un distributeur de billets, un pressing, quelques commerces et autres restaurants. Il nous a ensuite fallu une petite heure pour venir mouiller devant Sipo. Le bateau étant considéré par les huîtres comme un gros palétuvier, il a aussi fallu songer à le nettoyer. J’ai demandé l’autorisation de venir poser Sumsum sur la plage entre deux pirogues pour profiter de la marée basse et gratter la coque, traitée au copper coat. Le soir, nous nous sommes retrouvés autour d’un petit feu pour partager le gâteau que j’avais préparé, puis nous avons discuté, chanté, joué, dansé. Nous sommes ensuite repartis vers Foundiougne, une ancienne ville coloniale et capitale de la crevette. L’ultime escale sur le Saloum s’est effectuée sur l’île des Zertes de Sangomar. Après deux jours au vent de travers, nous étions de retour à Dakar, son effervescence, sa poussière, ses embouteillages. Nous avons arpenté le marché pour faire le plein de vivres frais en vue de la traversée prochaine vers le Cap-Vert. Nous avons également profité de l’escale au CVD, le Cercle de Voile de Dakar, pour réparer les pompes à eau du moteur, réaliser un grand plat en inox pour le four solaire, régler la machine à coudre, nettoyer le linge sale et boire quelques bières avec d’autres navigateurs. Puis nous avons mis à la voile pour contourner l’île de Gorée, et nous en venir mouiller face à l’océan, le long de la péninsule du Cap-Vert.

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