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Arkea Ultim Challenge Brest - Visite exclusive de Banque Populaire XI avec Armel Le Cléac'h

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Cette épreuve, enfin disputée quasi 20 ans après avoir été imaginée, se pose d’entrée comme l’une des plus exigeantes, détrônant peut-être l’inoxydable Vendée Globle (même parcours, mais à bord de monocoques de 60 pieds. Là, il s’agit de trimarans à foils de plus de 30 mètres capables de dépasser les 40 nœuds ! On pourrait donc bien assister à la course du siècle !

Si les conditions de départ se sont avérées très favorables avec un bon flux de Nord-Est et un grand soleil, cette météo n’augure rien de la suite, bien au contraire même puisque les concurrents devront s’adapter au jour le jour, ce qui n’a rien à voir avec un départ préparé et orchestré à discrétion dans le cadre d’un record – pour mémoire, ce fameux record en solitaire par les trois caps sans escales est détenu depuis décembre 2017 par François Gabart sur Macif en 42 jours 16 heures 40 minutes et 35 secondes. Le défi, peut-être plus que de naviguer un peu plus vite que les autres concurrents, sera sans doute de ne pas casser : « celui qui arrivera aura de bonnes chances de gagner », prédit Charles Caudrelier, un des quatre skippers qui joue (malgré tout) la gagne. Eric Péron, inscrit de dernière minute à bord d’un ancien Ultim « qui ne vole pas », partage la même analyse : « Cette compétition ne va pas se jouer sur un coup stratégique. On part ensemble, mais il faudra mettre des œillères. Ce sera à chacun de gérer sa machine. Trouver le bon dosage, savoir réparer, et lorsqu’il n’y a pas d’emmerde, anticiper pour qu’une autre n’arrive pas ! ».
Ce qui attend le futur vainqueur ? Un magnifique trophée, une respectabilité ad aeternam et un chèque de 200 000 € (soit le coût du ticket d’entrée à la course) tout de même.

Juste avant le départ, nous avons pu rencontrer Armel Le Cléac’h, qui nous a invité à bord de son géant des mers Banque Populaire XI ; le marin nous a confié embarquer 50 jours de vivres… Fort de deux ans de navigations à bord de son Ultim désormais parfaitement fiabilisé, le marin breton se déclare serein. Pour manœuvrer seul son Ultim, il dispose dans un cockpit complètement caréné de deux postes de barres, deux paires de winches et de toutes les commandes hydrauliques du bord – remontée et descente des appendices, réglages d’incidences des profils, tensions du gréement… A l’intérieur, Armel peut compter à bâbord sur une table à cartes très complète. En face, sa zone de vie lui permet de préparer des repas – sommaires, on s’en doute – et de se reposer sur son matelas à billes – ce dernier épouse le corps et garantit un certain confort même quand la mer est agitée. Sous les pieds du skipper, une vaste soute permet de stocker voiles et matériel au point le plus central et le plus bas. Bon vent Armel !

Les concurrents :
Charles Caudrelier – Maxi Edmond de Rothschild
Thomas Coville – Sodebo 3
Tom Laperche – SVR-Lazartigue
Armel Le Cléac’h - Banque Populaire XI
Anthony Marchand – Actual
Éric Péron - Adagio

www.arkeaultimchallengebrest.com 

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