Multicoque

Match : cata vs tri

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Le catamaran dispose d’une géométrie très favorable à des aménagements confortables : deux coques assez larges pour être habitables et la possibilité d’ériger une large nacelle entre les deux. Cette zone de vie centrale est connectée directement avec un cockpit XXL. Quant aux cabines, elles sont disposées aux extrémités de chaque coque. La configuration idéale pour être tranquille même si la fête se prolonge dans le carré. Et la possibilité de pouvoir accueillir des amis ou des membres de la famille dans de bonnes conditions. Côté farniente, on peut compter sur des belles jupes arrière, des trampolines (ou un pontage avant), et pourquoi pas un flybridge – à partir de 40 pieds. Une surface de pont maximale et parfaitement sécurisée – les enfants apprécieront. Les manœuvres de port ? Disposer de deux moteurs excentrés est bien pratique : on inverse les gaz et on pivote sur place ! Et puis en cas de panne, il reste un moteur pour poursuivre la route. Avantage également au catamaran pour la capacité de charge. Les deux coques relativement porteuses – surtout si leurs sections de carène sont en demi-cercle – sont à même de supporter une charge importante. Les catas de croisière de 45 pieds sont capables d’embarquer près de trois tonnes de charge utile, là où un trimaran de même taille encaissera à peine la moitié. Quand on part loin et longtemps, embarquer vivres et matériel sans restriction ou presque est appréciable.

 Plaisir de barre : voilà l’expression qui revient sur les lèvres de tous ceux qui ont navigué à bord d’un trimaran. C’est vrai que la plupart des trimarans légers répondent merveilleusement à la barre – surtout si c’est une barre franche. Leur légère gîte rappelle un peu le monocoque en termes de sensations – mais l’inclinaison se limite à quelques degrés. Les tris sont agréables à barrer, mais également très rapides. Souvent plus légers que les catamarans, ils réclament moins de toile pour allonger leur sillage et afficher des moyennes à deux chiffres. S’ils sont équipés d’une dérive, ils affichent un cap redoutable au près. Côté sécurité, trois coques valent mieux que deux reliées par une nacelle en cas de coup dur : dans les faits, aucun trimaran – mis à part le fameux Manureva en aluminium, et encore – ne peut partir au fond… L’entretien ? Il est bien sûr plus simple de gérer un moteur ...

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