Technique

J’irai travailler sur l’eau !

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Partir sans tout quitter

Tout larguer pour un vieux multi, et advienne que pourra ? Non merci. Nous n’aurons pas toujours – ou n’avons déjà plus – vingt ans ! Le temps est peut-être, plus que jamais, à transformer le rêve d’une vie en projet, mais pas à l’insouciance. Ils seront bien assez nombreux à crier à l’inconscience ou à l’inconséquence de quitter l’entreprise créée, le job bien salarié, la maison tout juste finie de payer. Alors on se remémore et on adapte le vieux dicton appris dès nos premiers bords : « Une main pour soi, une main pour le bateau ». Que ce soit par pure nécessité, simple sécurité, ou lien indéfectible avec une activité passionnante, vous êtes de plus en plus nombreux à rester actifs tout en voyageant au fil de l’eau. Reflet d’une époque où vie professionnelle et sphère personnelle se lient et se relient, dans laquelle, par la magie de la technologie, pour le meilleur et pour le pire, les frontières s’effacent, nous pouvons partir sans tout quitter.

Avion low cost : la tentation des retours à terre

Le nouvel héros de la grande croisière active pourrait être celui ou celle que nous surnommons affectueusement le « Navigateur FIFO », pour fly in-fly out. La multiplication des liaisons aériennes et le coût parfois ridiculement bas des billets d’avion font le bonheur de ces explorateurs des temps modernes. Ils alternent ainsi périodes de navigation vie à bord et séquences d’activité professionnelle de quelques semaines à plusieurs mois. Saisons météo pour le bateau, activités professionnelles saisonnières, limites d’autonomie de ceux qui sont « restés à terre », périodes de reporting obligatoires, les raisons de découper son année en séquences plus ou moins longues de navigation et de travail à terre sont multiples. Bateau solidement amarré dans une marina réputée, voire séjour à terre pour ne jamais s’inquiéter, et on prend le premier avion pour…le bureau ! Car, même si les communications satellitaires (voir par ailleurs) font que, même loin, on ne coupe jamais vraiment le cordon, rien ne remplace un contact réel régulier. Surtout que nos navigateurs cumulant milles nautiques et miles sur la carte de fidélité de leur compagnie aérienne préférée profitent de leur retour au pays pour entretenir liens familiaux et amicaux. Si vous avez la chance d’avoir enfants et/ou petits-enfants, difficile d’imaginer ne pas les voir pendant un an ou plus, non ? Alors, équilibre, je te tiens ? Malheureusement, tout bon marin, en prise directe avec les éléments, ne peut qu’avoir une conscience écologique aiguë. Alors, au vu du bilan carbone dramatique d’un tel mode de vie et à l’heure du mouvement "flygskam" (honte de prendre l'avion) initié en Suède, il est probable, et même souhaitable, que ce qui aurait pu devenir LE rythme de vie favori des circumnavigateurs du troisième millénaire se réduise au final à une éphémère mode de ce début de XXIsiècle.

Installer son bureau à bord

L’alternative à ces incessants et épuisants ...

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