Catamaran de sport

iFly 15 : Voler en solo, c’est facile !

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Les multicoques qui volent, ce n’est pas nouveau ; Eric Tabarly y parvenait sans peine dès 1976 avec sa coque de Tornado affublée de deux flotteurs. Nous avons connu Paul Ricard, l’Hydroptère… les kites à foils, puis les paddles et sans oublier les multicoques ! Alors, ça y est ? Les foils se démocratisent ? On peut y aller nous aussi ? Sur le marché, en tout cas, on s’agite dans le petit monde du catamaran volant. Et parmi eux, un engin a particulièrement retenu notre attention. Il s’agit de l’iFly 15. Dévoilé lors des salons d'automne, l’engin surprend par son petit gabarit : moins de 5 mètres de coques, 2,55 m de large et seulement 90 kg au peson – pour le modèle de série, car notre proto se révèle sensiblement plus lourd. Au départ du projet, Gilbert Saint-Blancat (un ancien ingénieur aéronautique très en vue dans le domaine des foils…) devait se contenter de dessiner les appendices en carbone en T. Au final, c’est également lui qui a conçu les coques perce-vagues. Il a retenu des sections assez fines sur toute la longueur pour atteindre un bon compromis entre vitesse élevée et tangage réduit. Le but est donc de voler en solitaire ou à deux, en toute facilité.

Des palpeurs à l'avant sont censés simplifier le vol des néophytes…

Comprenez que vous n’aurez pas à régler les foils. Vous volez, barrer, réglez votre voile et basta. A part un réglage de base des quatre appendices (deux dérives et deux safrans) que vous apprendrez, au fil des navigations, à maîtriser, la régulation sous voile se fait automatiquement grâce aux volets des foils de dérive. Reliés à des palpeurs fixés aux étraves, ces volets sont capables d’anticiper l’assiette du bateau, et même d’anticiper les vagues. Le principe est assez simple : si la coque n’est pas décollée, le palpeur très horizontal commande – via une tringlerie inox et carbone – aux volets de descendre, afin de procurer une portance maximale. Si la coque est trop haute, le palpeur vertical fait remonter le volet – la portance est plus faible. Bien sûr, le système serait plus efficace encore si c’était tout le foil qui était mobile. Dans ce cas, on pourrait même obtenir une portance négative au vent, et imaginer, en théorie, se passer de rappel… Avant d’observer attentivement le comportement de l’engin aux mains de Michael Miller, son concepteur, jetons un coup d’œil au gréement et au plan de pont. Le mât carbone supporte une grand-voile épaisse très astucieuse. Tout le guindant est doublé et tenu par des lattes distinctes de part et d’autre. La ralingue est équipée d’un soufflet pour créer du volume. Une fois hookée, la voile arbore un profil parfait sitôt le bout de tension de guindant souqué. Sur le trampoline double épaisseur – le but est de générer un effet porteur –, très peu de réglages et de bouts sont visibles : ils sont habilement cachés entre les deux peaux.

Michael Miller a mis au point une voile épaisse aussi performante que fiable, et facile d’utilisation.

30 cm d’eau suffisent à Michael pour évoluer sous voile, et même tirer des bords. Il suffit d’un mètre pour descendre à fond les appendices. Même sans décoller, l’iFly 15 est particulièrement ...

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