Puck : des Sables… à Valence

L’équipage de Puck nous conte aujourd’hui les premiers jours du convoyage de leur bateau vers la Méditerranée.

Qui :               Chantal et Julien

Où :                Entre les Sables et Cannes

Bateau :          Privilège Euphorie 5

 

Juillet, nous quittons Les Sables, notre première escale sera Port Médoc. A l’heure de l’apéro, nous profitons de notre cockpit et de la fraîcheur de la brise du large. Le lendemain, ce n’est pas le coq qui nous réveillera, mais le réveille-matin : en effet, nous voulons être arrivés à l’escale pour espérer voir la finale de la Coupe du monde de football… Le jour ne s’est pas encore montré qu’à bord on s’active. Un petit déjeuner vite pris, le ciel s’illumine doucement. Il est teinté de rouge. Les amarres sont larguées, et si tout se passe bien, ce soir nous dormirons en Pays basque espagnol. Nous maintenons une moyenne de 11 nœuds. Vers midi, le vent se lève légèrement, il s’oppose au courant, ce qui donne une mer moins calme. A l’heure du match, je descends allumer la télé pour voir la finale. Regarder un match au milieu de l’Atlantique est assez surréaliste. Nous approchons de la marina d’Hondarribia. Le bateau est monstrueusement salé de partout et, sans attendre, je mets tout en batterie pour le rincer. Si j’avais connu la suite… A peine étions-nous attablés que le ciel s’est démonté, orage violent, pluie diluvienne et en guise de bouquet final nous avons vu une boule de feu tomber pas bien loin du port. Après Bilbao, nous mettons le cap sur Santander. Nous avons un problème avec le groupe Onan, un artisan intervient et il constate que la turbine de sa pompe à eau est cassée. Rien de bien grave. Une fois ce problème réglé, nous quittons notre ponton. La sortie de la marina donne sur le grand chenal, mais, suite à un moment d’inattention, nous tapons sur le banc de sable. Rapidement, l’employé du port est sur place, avec son semi rigide. Marche avant, marche arrière, mais toujours pas assez d’eau pour se libérer. J’envoie une amarre au « marinero », mais celle-ci se prend dans l’hélice. Il appelle le plongeur du port, rapidement il dégage l’amarre et nous repartons. Ouf ! Sur ces 500 premiers milles, notre vitesse moyenne a été de 10 nœuds, sauf dans la traversée du golfe, où nous avons poussé à 13 nœuds. A 10 nœuds, les moteurs avalent 30 litres de l’heure. Nous étions prévenus, et il ne faut pas se plaindre.

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