Voyage

Le Vanuatu, voyage au bout du monde…

Publié le 01 juin 2016 à 0h00

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Pourquoi aller si loin ? C’est vrai, en choisissant soigneusement son timing, on peut trouver des instants magiques sur toutes nos côtes et même tout près de chez soi. Mais pour moi, cela ne suffit pas… Comme certains d’entre vous, je ne suis pas revenu indemne de mes navigations dans le Pacifique Sud et cette 3e expérience là-bas ne sera sûrement pas la dernière.
Mais que possède le Vanuatu pour être aussi attachant ? Pourquoi ses habitants ont-ils été élus le peuple le plus heureux de la terre ? Décalage dans l’espace, décalage dans le temps ? Peut-être existe-t-il encore dans ces régions isolées, entre la nature généreuse et la population pas trop nombreuse, une relation parfaitement équilibrée ? Bref, à défaut de le comprendre, pourquoi ne pas essayer de le vivre. Il "suffit" d’investir 3 semaines ; pas facile, mais c’est aussi pour cela que ces îles restent préservées…
L’archipel se situe dans le Pacifique Sud-Ouest, avec les Fidji à l’est, les Solomon au nord et la Nouvelle-Calédonie au sud. Bien étiré en latitude sur une distance supérieure à 800 km, on peut s’y baigner toute l’année, même au sud, durant l’hiver austral qui dure de juin à septembre. Cette période sèche offre surtout des conditions optimales pour randonner dans une nature luxuriante tout en étant très tranquille (on trouve moins de 22 habitants au km2 ). Le Vanuatu, et ses 83 îles qui s’étendent sur une surface grande comme la moitié de la France, offre un terrain de jeu exceptionnnel à tous les voyageurs arrivant en bateau, le meilleur moyen pour partir à la découverte de cet archipel ; il y a de nombreux mouillages et la sécurité y est remarquable.
Et la langue ? La langue nationale est le bislama, à base d’anglais simplifié, mais l’anglais et le français y sont parlés et enseignés… au milieu d’une centaine de langues locales. Imaginez comment Anglais et Français ont pu administrer ensemble les Nouvelles-Hébrides avant l’indépendance en 1980 ? Ce qu’ils ont laissé sur le plan linguistique et culturel à leur départ ressemble à la pelouse d’un terrain de rugby après le Crunch ; aujourd’hui encore, certains enfants doivent marcher sur des kilomètres pour aller à l’école française ou l’école anglaise, car deux villages voisins peuvent ne pas parler la même langue... Pourtant, cette mosaïque fonctionne : la politique ici se fait au plus proche des gens, au village autour du nakamal, des anciens et du chef. Résultats : une sécurité maximale et une hospitalité qui touche et déclenche une relation gagnant/gagnant.

Skipper sur la route de Port Villa

Franck, le skipper sur la route de Port Vila.

Le catamaran : une histoire de famille et d’Outremer…

Franck, mon frère cadet, s’est installé à Nouméa il y a quelques années… Après avoir écumé le lagon avec un Catana 42, il l’a vendu pour racheter un Outremer 45, le numéro 2 de la série. Avec toute la rigueur de l’ingénieur, mais aussi entre deux runs de planche à voile à la baie des Citrons, il l’a méthodiquement revu et fiabilisé.
Ma route est ...

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