Pacifique

La pêche à Contre-Temps

Publié le 24 mai 2018 à 0h00

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Dans des temps très anciens, nous étions les cadors de la pêche. En Atlantique, que de daurades coryphènes, thazards, barracudas, thons même, remontés à bord à la force du poignet et des gants ! Nous parlons bien sûr de pêche alimentaire, celle qui a aidé la skippette à développer des compétences culinaires marines certaines : pâté de poisson, poisson salé, séché, aromatisés aux épices, cru ou cuit. Eh oui, on est bien obligés quand on vient de remonter 10 kg, sans congélateur à bord. Mais le Pacifique avait décidé, côté pêche, de ne pas être clément avec nous. Et depuis que nos coques sillonnent les eaux polynésiennes, si on a pêché deux tazards et trois thons, c’est bien le bout du monde. On a tout essayé pour remédier à ce grand malheur. Un voilier qui ne pêche pas, c’est comme un marin qui ne boit pas ou, pire, un marin qui boit de l’eau douce. Alors le capitaine a changé les lignes et gardé les leurres, il a changé les leurres et gardé les lignes, avec une canne à pêche, sans canne à pêche, avec des petits hameçons en changeant les lignes et en gardant les leurres, avec des gros hameçons en changeant les leurres et en gardant les lignes, avec des leurres fabriqués exprès par les pêcheurs marquisiens qui ont eu tellement pitié de l’équipage qu’ils lui ont offert leur pêche, comme pour s’excuser pour les poissons qui regardent passer "Contre-Temps", goguenards, en lui faisant une petite nageoire d’honneur au passage. On les a vus faire, on vous jure !  Ce qui inspire cette phrase à la mousse : "Est-ce que vous croyez vraiment ...

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