Pacifique

Louisiades, l'archipel du bout de monde....

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La mer de Corail est cette étendue d’océan, située tout à l’ouest du Pacifique, et qui baigne au nord la Papouasie-Nouvelle-Guinée et ses archipels, au nord-est les îles de Micronésie et l’archipel des Salomon, à l’est celui du Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie, et au sud les côtes nord-orientales de l’Australie. Les nombreux récifs coralliens de cette région ont donné son nom à la mer de Corail.

Les Louisiades sont une myriade d’îles et de récifs rattachés à la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Laquelle PNG n’a pas vraiment bonne réputation. Outre les requins, les serpents marins et les salties (crocodiles de mer), les pirates et malfrats de tout poil sont désormais inscrits à l’ordre du jour de notre navigation dans ces parages lointains. De ce fait, sécurité oblige, notre séjour en Papouasie "continentale" sera réduit au strict minimum, hélas. Des Louisiades, nous rejoindrons directement Port-Moresby (et son yacht-club colonial sécurisé) et reprendrons la mer pour le détroit de Torrès, sans nous attarder dans cette ville classée au cinquième rang des villes les plus dangereuses du monde ! Je ne tiens pas à exposer inconsidérément les miens à la méchanceté humaine…

Première nuit au large. La mer est tellement calme et lisse que les étoiles se reflètent dans l’eau, tout autour du bateau, dans une danse lente et féerique, singulière et merveilleuse. Un spectacle rare, que je n’avais encore jamais observé en mer.

Mais un train de houle, venu d’on ne sait où dans le sud, a cueilli l’équipage au réveil. Une ligne de grains bien noirs vient se positionner sur nous. Le temps se détériore, 2 ris dans la grand-voile, et à abattre dans le fort du vent et de la pluie ! Quelques heures plus tard, Jangada se trouve pris dans une zone de grains infernale. Cerné de toutes parts par des barres nuageuses plus sombres les unes que les autres ! Mauvais augure, j’aperçois soudain une trombe. Une trombe en formation, là, sous le vent, dans le grain qui vient de nous quitter quelques minutes auparavant ! A peut-être 2 ou 3 milles sous notre vent. Pas davantage. Nous observons le phénomène pendant quelques minutes, la mer fume au droit du grand tuyau monstrueux qui monte vers le ciel, puis la trombe disparaît. Elle n’a duré que 5 à 6 minutes… Pendant une quinzaine d’heures, nous subissons des trombes d’eau mélangées aux rafales de vent, sur une mer sombre, peu avenante. Manœuvres de voiles incessantes pour tenter de gagner laborieusement dans l’ouest, puisque c’est là que semble se trouver le souffle renaissant d’un alizé décidément très perturbé. Après chaque manœuvre, tout notre petit monde familial se retrouve dégoulinant à souhait sous l’abri du roof, à boire un thé, à se sécher et à rêver des mers du Sud, les vraies, chaudes et ensoleillées. L’ouest du Pacifique, décidément, réserve des surprises. Depuis quelques mois, et quelques milliers de milles, il m’apprend son sale caractère.

 

Le lendemain, un vent de sud, bel et bien le signe annonciateur ...

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