Pacifique

Contre-Temps : "tu es marquisien, maintenant" !

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Ua Pou, Marquises. Areki, l’un des fils d’amis marquisiens, arrive avec son harem de filles, femme et enfants ! Il y a quatre ans, nous avions brièvement rencontré ce tatoueur installé par ailleurs à Lorient. Cette année, nous avons un peu de temps. L’harmonie se crée instantanément entre Areki et le capitaine. La séance est confirmée, mais pour un tatouage… sur le visage, quand on sait que le capitaine a toujours refusé le moindre marquage, le moindre bijou, le plus petit signe d’appartenance à une quelconque communauté, formelle ou irréelle...

Areki a été élevé en métropole, proche de sa culture grâce à sa mère et, en même temps, loin de ses racines d’Ua Pou. Il dit qu’il n’a pas appris à dessiner les symboles, que, depuis l’âge de 8 ans, il les a dans la tête, son père raconte que ses cahiers d’école en étaient pleins. Il parle de son grand-père en disant qu’il a fait en sorte de porter officiellement son nom de famille, et qu’il en est fier. Quand il s’exprime, on entend les mots "plaisir", "temps", "échange", "partage" ; quand il dessine, à main levée, directement sur la peau, son éthique, ses valeurs, sa morale parlent tout aussi clairement. Ses œuvres sont toutes originales, car "copier, c’est voler les histoires, reproduire les tatouages anciens que l’on trouve dans les livres, c’est s’approprier la vie d’un toa qui n’est plus". Son énergie et sa philosophie de vie sont des puits dans lesquels il est facile de s’abreuver. Areki dira au capitaine : "Tu oublieras vite ton tatouage, car il est "toi", c’est le regard des autres qui te rappellera ce que tu portes, alors, porte-le haut." Les vieux rencontrés depuis disent : ...

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