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Azyu - Le tour de Taha’a pour la Pentecôte

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Motivés ! La fleur au fusil, monocoques et multicoques se sont tiré la bourre la première heure, avant que la brise ne retombe, laissant les spis redonner un peu de nerf à cette course devenue pépère. Las... Dès la troisième heure, le vent s’est complètement désintéressé de la T-Cup, et certaines des plus petites embarcations ont fini par jeter l’éponge. Pas nous, et nous avons sorti notre arme secrète... Les rames ! On s’est ainsi relayés tous les 4 pour faire avancer le catamaran à grands coups de pagaie, et ce depuis les jupes. Victoire ! On a même dépassé les... 0,5 noeud ! Les filles ont également essayé la monopalme, pour reposer leurs bras ! Bon, il faut l’avouer, à la septième heure, le moral était un peu en berne. Et tandis que le soleil se couchait sur Bora-Bora, alors que le courant nous faisait presque reculer, le capitaine a craqué. Après s’être démené comme un beau diable, il avait surtout envie d’une bière et de repos. Nous avons mis les moteurs en route. Pas question de rater la fête au Taravana Yacht Club ! Certains sont allés jusqu’au bout, franchissant en pleine nuit la ligne d’arrivée. Au final, le Hobie Cat 777 gagne dans la catégorie des multicoques. La T-Cup s’inscrit dans la lignée de formidables spectacles ayant eu lieu sur l’eau ces dernières semaines, et toutes accueillent des multicoques. Ainsi en est-il de l’expédition Kealaikahiki : sans aucun instrument de navigation, les pirogues à voile Hokule’a et Hikianalia ont parcouru les 2 800 milles qui séparent Hawaï de Tahiti. Un défi lancé aux étoiles ! Idem pour la Tahiti Pearl Regatta (TPR) : lors de sa 18e édition, elle a vu courir 5 équipages en pirogue à voile (Holopuni). Emblème de la Polynésie française puisqu’elle figure sur son drapeau, la pirogue à voile était quelque peu tombée en désuétude, alors que les Polynésiens ont gardé le goût inaltéré de la rame.

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