Technique

Tout savoir sur le mouillage

Publié le 24 mai 2018 à 0h00

Créez une alerte e-mail sur le thème "Technique"

Le port, ses quais et ses pontons, ce n’est pas trop le truc des multicoques… et on est tellement mieux dans une jolie crique ! Alors, sitôt les pleins faits, on file au mouillage. D’autant qu’on peut s’approcher au plus près des plages et que le roulis, connaît pas... 

Envie de se baigner, de faire une pause repas, une visite à terre, dormir au calme… les occasions de mouiller ne manquent pas en croisière. Si cette opération paraît aussi évidente que courante, elle peut aussi comporter quelques risques. En réalité, un bateau au mouillage peut être mis en difficulté bien plus vite qu’en navigation. Alors, autant réviser ses classiques avant d’enchaîner criques, plages et autre lagons.

Intéressez-vous d’abord à votre matériel : l’ancre doit être suffisamment lourde – et surtout de surface suffisante au regard du déplacement de votre multicoque. Idem pour le diamètre de la chaîne et de l’éventuel câblot.

Où mouiller ? Tout d’abord dans un plan d’eau sûr et peu exposé. Surveillez les prévisions météo : un mouillage idyllique par vent de terre peut devenir un spot de surf avec un vent du large. Attention aux fonds : optez pour du sable ou de la vase dense, évitez les roches, petits graviers et autres herbiers. Si le vent tourne, vous pouvez vous retrouver à 60 mètres de l’endroit où vous étiez mouillé avant la bascule. A surveiller sur la carto ! Faites également attention aux autres voiliers : un monocoque n’évite pas forcément comme votre multi. La longueur de mouillage optimale est de cinq fois la hauteur entre le fond et votre davier. Le traditionnel "trois fois la hauteur d’eau" est très insuffisant, surtout dans deux mètres d’eau. Cette formule ne tient pas compte de la hauteur du davier au-dessus de l’eau. Si vous laissez 6 mètres de chaîne à 3 mètres du fond, son angle en traction sera de 30°…, ce qui ne laisse aucune chance à votre ancre de tenir en cas de vent fort. En cas de doute, pas d’hésitation, quelqu’un capable de manœuvrer devra rester à bord.

Assurez-vous du bon fonctionnement de votre guindeau : est-il sujet au bourrage de chaîne ? Si oui, pensez à la répartir au fond de sa baille. Identifiez l’emplacement du fusible : ce dernier est fréquemment mis à mal en cas de forte traction de la chaîne. Préparez également, dans la table à cartes, des fusibles de rechange.

La plupart des multicoques sont équipée d’une patte d’oie textile frappée aux deux étraves, de façon à amortir la traction de la chaîne. Pour la mettre en place, une fois que vous avez mouillé, il vous suffit de frapper le mousqueton central de la patte d’oie sur la chaîne et de relâcher un peu de guindeau ; dès que la chaîne est molle, la patte d’oie est en action.

En cas de mouillage dans une zone particulièrement dense en autres mouillages – quand on mouille cul à quai ou au rivage en Méditerranée, par exemple –, il peut être utile de préparer un orin, c’est-à-dire de frapper un bout et son flotteur sur le diamant de l’ancre. Si cette dernière est ...

Se connecter

Mot de passe oublié ?

Devenir membre

Devenez membre de la communauté Multicoques et profitez de nombreux avantages !

Devenir membre

Partagez cet article