Technique

Revêtements de pont, ou quand l’antidérapant fait l’habit

Publié le 24 mai 2018 à 0h00

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Nous avons tous été confrontés dans notre vie de plaisancier à une petite séance de patinage artistique sur un pont dont le revêtement antidérapant est usé et ne fonctionne plus. C’est non seulement désagréable, mais on peut aussi se blesser et – encore pire – tomber à la mer. Bien souvent, les pointes de diamant moulées dans le gelcoat des ponts voient leur efficacité diminuer drastiquement avec les années qui passent. L’usure efface la pointe. Le pont devient glissant, et d'un point de vue esthétique, votre pont semble usé, passé… En un mot, pas très joli… La sensation d’avoir les pieds bien maintenus sur le pont évite le stress, et contribue au succès de nos navigations par la sensation de sécurité que cela procure.

Que faire pour luter contre ce vieillissement ? Que ce soit en première monte sur un gelcoat neuf ou pour remplacer le matériau existant, nous avons plusieurs possibilités. Quatre grandes familles se distinguent, la peinture, le teck, l’imitation teck et les revêtements synthétiques. Tous sont efficaces, ils présentent des caractéristiques différentes pour répondre à tous les cahiers des charges.

La peinture

C’est sans doute le moyen le plus simple, le plus léger et le moins coûteux d’obtenir un antidérapant efficace tout en offrant un aspect décoratif à votre pont. Beaucoup de coloris existent dans toutes les marques, et il est toujours possible d’adjoindre un colorant pour créer une teinte unique et très personnelle. Son application nécessite un travail de préparation de la surface méticuleux. Un ponçage et un nettoyage soigneux à l’acétone sont à effectuer après avoir repris les parties abîmées à l’enduit. Il convient ensuite de bien délimiter la surface à peindre en appliquant des scotchs pour faire le détourage des éléments d’accastillage. Deux types de peintures sont disponibles : les mélanges déjà tous prêts mono-composant qui, généralement assez mats, conviennent mieux si la surface à traiter n’est pas bien lisse. Son aspect matifiant est plus recouvrant, et estompera les irrégularités.

La peinture est le moyen le plus simple d’embellir votre pont. L’antidérapant s’obtient sans ajouter de poids au bateau. Pour obtenir un contour élégant de l’accastillage de pont, il faut masquer les gabarits au ruban adhésif.

Si votre surface est neuve ou sans aucun défaut apparent, vous pouvez utiliser une peinture de pont laquée, généralement bi-composant, dans laquelle on mélange des microbilles en sachets qui vont constituer l’antidérapant. On la passe en deux couches. Une première sur tout le pont une fois l’accastillage démonté. Puis une deuxième contenant les billes avec les gabarits délimités par le ruban adhésif. C’est plus esthétique, mais votre pont doit être impeccable. L’entretien est très simple, balai et détergent, comme pour le gelcoat. 

Le teck

A tout seigneur, tout honneur. C’est aujourd’hui le plus beau et le plus prisé des revêtements pour les bateaux de luxe. Les chantiers ne jurent que par lui pour habiller les belles unités. C’est un bois très résistant, qui ne craint ni les insectes, ni les agressions climatiques. Riche en oléorésine, il est fortement antidérapant. Alors que dans les années 90 sa pose utilisait la ...

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