Catamaran à moteur

Et pourquoi pas le catamaran à moteur ?

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Souvenez-vous des années 1990 : Privilège lançait son Euphorie 40, diffusé à 23 exemplaires, suivi par le 44 et le Transcat, décliné de 45 à 48 pieds. Après une pause d’une petite dizaine d’années, le chantier des Sables d’Olonne revient en force sur le marché avec son Euphorie 5, directement issu de son Serie 5. Même historique, mais un peu plus tardif, chez Lagoon : en 2001, le Lagoon Power 43 ouvrait le bal de ce nouveau marché, mis en veille six ans plus tard. Mais d’autres chantiers y croient dur comme fer, au cata à moteur ; Robertson & Caine décline depuis une dizaine d’années de nombreux modèles – les Leopard Power Cat. Et depuis une vingtaine d'années, Fountaine Pajot propose toute une gamme de catamarans à moteur, mais sans s’appuyer sur les moules existants de ses voiliers. Deux écoles, donc : des unités repensées autour d’un catamaran à voile, et des modèles réellement nouveaux, 100 % moteur. Nous y reviendrons plus loin.

Les avantages du tout moteur

Les chantiers ont donc bien compris l’intérêt de proposer des bateaux tout confort, mais simples à utiliser, à manœuvrer et à entretenir. Ces unités peuvent en effet séduire des nouveaux-venus dans l’univers nautique, mais également des skippers pragmatiques fatigués ou lassés de gérer un voilier. Et la grande croisière ? Peut-on disposer d’une autonomie suffisante pour boucler de longues traversées ? Le budget carburant risque-t-il d’exploser ? Laurent Bourgnon, parti il y a exactement 10 ans en famille à bord d’un Sunreef 70 Power, apportait d’intéressants éléments de réponse. L’ancien coureur au large, disparu en 2015 au cours d’une plongée, avait opté pour un très confortable catamaran à moteur après une longue étude des possibilités offertes par ce support. D’abord un constat : lui seul savait naviguer. Se concentrer sur la route, la météo et l’entretien courant du bord lui convenait très bien. Faire une croix sur la gestion des voiles et les contraintes de trajectoires liées à la direction du vent ? Parfait. Son Jambo, luxueuse unité conçue à partir de son cahier des charges, était équipé de deux moteurs marinisés de 420 chevaux chacun. La cartographie électronique avait été entièrement revue afin d’optimiser la consommation. Car c’est bien sûr ici qu’on attend les catas à moteur à la bouée. Si c’est pour engouffrer des centaines d’euros par jour dans les réservoirs, ils n'ont que peu d'avenir dans notre monde actuel…

Des chiffres… et des contradictions

Laurent Bourgnon mettait en avant que son budget carburant compensait largement le prix des voiles. Un argument discutable, puisque la plupart des catamarans à moteur, à tailles égales, sont proposés à un prix supérieur à celui de leur équivalent à voile. Un delta qui se situe autour de 15 à 20 %. Certes, les gros moteurs coûtent plus cher que des petits, d’accord, la finition de ces modèles intègrent souvent en série un groupe électrogène, du teck sur le pont et des matériaux de finition plus luxueux… mais il y a ...

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