Océan Atlantique

Tolimara sur l’Atlantique nord : la parole aux équipiers !

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D’autres le font, mais abandonner les côtes en sachant qu’il faudra parcourir près de 5 000 km avant de revoir la terre, ce n’est tout de même pas banal. Nous étions tous les trois rassurés par nos hôtes, dont les qualités de voileux et d’accueil étaient déjà confirmées par quelques mois d’exercice ! Nous avons largué les amarres aux Bahamas mi-mai. Et notre micro-société flottante était ainsi fondée. Sa mission, assurer bien-être et sécurité à chacun à travers notre périple. Un mélange de "Carpe diem" et de "qui va piano va sano, va lontano" déjà bien rodé. Nous avons chanté, avec une bonne bière, les bonites et les thons, les dauphins et…les sirènes (les gars ont dû en voir au clair de lune) ! Concernant les repas, nous avons usé d’une inventivité extraordinaire pour se renouveler à partir de denrées jamais renouvelées (pêche décevante). Pour ce qui est des quarts, nous avons "veillé aux grains" (ceux qui amènent vent et pluie) et aux cargos (si rares qu’ils finissaient par être émouvants). Dans mon travail, les dépressions, ça me connaît, la dépression psychologique, pas tant la barométrique ! Celle-là ébranle aussi, un moment de chaos à traverser. Nous avons héroïquement bravé des vents tempétueux, et des vagues qui nous poursuivaient. Nous avons donc tous appris à nous connaître à travers des situations étonnantes : la tête dans le seau ou la gueule enfarinée lors des relais au milieu de la nuit, ou encore dans nos réactions face aux coups de bourre, aux coups de vent, etc. Et les 18 jours à huis clos à sept se sont déroulés sans le moindre heurt. Alors l’immensité ...

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