Multicoque

MATHIS RUHL WIND MOTION TRIMARAN 70

Publié le 27 mai 2018 à 0h00

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Après ses débuts chez Gilles Vaton (avec la réfection de Charles Heidseik III), il passe aux vedettes à moteur avec le studio italien Spadolini et les Apreamare. Toujours en Italie, il collabore avec Erik Lerouge sur Obi One chez Vismara Yacht Design. Puis il fait un passage chez Southern Wind, où il fait des études sur les plans de pont, avant de revenir à La Rochelle chez Philippe Briand. Fort de ses différentes expériences, il travaille aujourd’hui sur des concepts visant à mieux utiliser, grâce aux nouvelles technologies disponibles, les éléments naturels que sont l’eau et le vent, qui composent notre environnement marin. Il part du principe simple que les navires propulsés par le vent sont l’unique avenir possible. Après un projet de cargo à gréement bipode composé de mâts jumeaux rotatifs optimisant l’effet Venturi, baptisé MRTW en 2015, il présente aujourd'hui un trimaran de 70 m mû par l’énergie éolienne. Mais il pousse cette fois le concept des mâts biplans beaucoup plus loin, en imaginant le système baptisé RTW² (Rotating Twin Wingmast). Le profil bipode est autoporté et repose sur un pied central pivotant, offrant un aérodynamisme bien plus favorable, une structure plus légère et nécessitant peu d’espace sur le pont. Des ailes épaisses articulées sont déployées et escamotées automatiquement dans les espars. Elles doivent constituer la motorisation principale dans les conditions de vent médium. Le pivotement de l’ensemble permet d’exploiter en écoulement laminaire les molécules d’air aussi bien aux allures portantes que près du vent. Sa maniabilité et son automatisation lui permettent de s’affranchir des contraintes liées aux vents forts, de s’adapter à la mise à la cape ou encore au fardage lors des manœuvres d’accostage et de mouillage. Cerise sur le gâteau, il est possible d’intégrer, dans le profil des mâts-ailes, des éoliennes de 10 m de diamètre qui viendront recharger les batteries de servitude. D'après son concepteur, et pour une efficacité identique, ce dispositif nécessite deux fois moins de tirant d’air qu’un gréement bermudien, 1,5 fois moins qu’une voile à cornes, et reste plus efficace qu’une aile rigide type Coupe de l’America…

En savoir plus : www.mathisruhl.com

 

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