Technique

Regréer les voiles - Tout savoir pour bien profiter de son multicoque

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Les voiles sont quand même le moteur principal de notre multicoque, raison pour laquelle il est indispensable de les entretenir correctement. Pour cela, rien de tel que de les dégréer quand le voilier est immobilisé pendant longtemps. C’est le moment de les laver, puis de les envoyer chez le maître-voilier pour une vérification complète. C’est le minimum que l’on puisse faire, car les UV, l’humidité, le faseyement, le ragage et le sel ont vite fait d’abîmer les coutures. Pour ne pas risquer la rupture voire la déchirure, mieux vaut donc intervenir annuellement. Ces révisions coûtent de 100 à 150 € par voile. Le point d’amure et celui d’écoute, la bande UV, les goussets, les fourreaux de latte etc., tout est passé au crible – ce n’est pas du luxe, mais la plus élémentaire sécurité. On récupère donc ses voiles en bon état avant de (re)naviguer. L’étape qui nous intéresse aujourd’hui est de regréer les voiles sur la mâture. On aura aussi vérifié le gréement courant, que vous avez pris soin de bien lover en hauteur pour ne pas l’exposer à la moisissure. Drisses, écoutes et manoeuvres peuvent être passées dans une bassine avec un assouplissant pour les dessaler puis les contrôler visuellement pour repérer les éventuelles coupures ou usures. La vérification des poulies et manilles faisant office d’accastillage est également nécessaire avant de regréer. Une usure trop prononcée peut entraîner une rupture de la pièce et provoquer de grosses avaries. Idem pour le lazy-bag, qu’il faut envoyer à la sellerie si vous avez repéré une usure prématurée. Comme il y a certaines pièces mécaniques – enrouleur, chariot, etc. –, la trousse à outils est de rigueur pour cette opération, ainsi que la trousse de matelotage s’il faut intervenir sur un bout. Précisons également qu’il est préférable d’être deux pour mener facilement toutes les opérations.

Pour vous guider, nous avons suivi la remise en place du génois, de la grand-voile et du lazy-bag d’un Astrea 42. Nous remercions vivement les techniciens de la société Tendance Voile, agent Fountaine Pajot aux Marines de Cogolin, qui ont séquencé les étapes pour nous permettre de faire ce reportage en images.

 


 

C’est le moment de naviguer, on va pouvoir regréer. Si votre multicoque est correctement hiverné, les bouts doivent être restés à l’abri et les drisses bien lovées sur le pied de mât. Mieux c’est ordonné, plus facile sera la réinstallation.

 

2 La voile reste (un peu) un sport mécanique – vous aurez donc besoin d’outils : pinces, clés Allen, sandows, etc.

 

Un premier contrôle visuel permet de déceler d’éventuels problèmes. Le niveau d’usure des poulies et des pièces de l’enrouleur est à surveiller attentivement. Si une poulie est légèrement grippée, on peut la placer dans un bain d’eau savonneuse. Mais si une telle pièce ou une manille s’avère défectueuse ou trop usée, il convient de la remplacer.

 

 

4 On commence par frapper la drisse de génois sur l’émérillon de ...

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