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Génois, Solent, Trinquette, Code Zéro… qui fait quoi ?

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Les combinaisons vous semblent multiples voire infinies ? Vous recueillez autant d’avis que vous en demandez ? Stop ! Afin de simplifier un tant soit peu le sujet, et bien que forcément complémentaires, séparons déjà les voiles dites plates des voiles de portant. Et tentons de résoudre ici, ensemble, la première partie de l’équation.
Elle est bien pratique, cette grand-voile. On la hisse au départ, on l’affale à l’arrivée, et au pire, entre-temps, on a pris puis renvoyé un ou plusieurs ris. Mais à l’avant, vous ne vous souvenez que trop bien des paquets de mer que vous avez reçus dans votre jeunesse, à ramper sur la plage avant, pour passer d’un génois à l’autre, dans un sens, puis dans l’autre... Selon le vent, mais aussi suivant l’humeur du skipper ! Bien sûr, au début des années 80, l’enrouleur de génois est bien venu apporter son soutien, d’abord aux coureurs en solitaire, avant de gagner tous nos croiseurs. Mais si nous lui sommes reconnaissants de ne plus avoir à changer de voile à chaque variation de quelques nœuds de la force du vent, on ne peut que constater que ni son tissu, ni sa forme ne peuvent tout faire de manière satisfaisante : soit on a un génois trop plat et trop lourd entièrement déroulé, soit on a une voile trop creuse et trop légère une fois partiellement enroulée lorsque le vent monte. Ou pire, il cumule les deux défauts !
Autre contrainte liée à l’architecture de nos multicoques, les plans de voilure privilégient depuis des années la surface de la grand-voile à celle d’un génois le plus souvent auto-vireur. Si, ces deux dernières années, les mâts ont eu tendance à reculer au profit d’un certain rééquilibrage, en dessous d’une douzaine de nœuds de vent, on sent bien que "plus de chevaux sous le capot" ne nuiraient pas. Rassurez-vous, une solution existe bel et bien. Quelques fêlés de la course autour du monde ont, en exploitant un trou de jauge qui lui a donné son nom, inventé la voile qu’il vous faut : le code Zéro. Un génois léger, sur emmagasineur, amuré sur le bout dehors, revenant en arrière du mât, mais à l’intérieur des haubans pour pouvoir faire un près océanique, même dans des brises évanescentes. Il peut aussi servir de gennaker de brise, en ouvrant son angle d’utilisation au fur et à mesure que le vent monte.
Plus traditionnelle est la combinaison génois sur enrouleur à recouvrement/trinquette. Le problème que nous avons est que soit la trinquette est à poste, augmente le fardage, les poids dans les hauts et gêne le génois à chaque virement, au point qu’il faut souvent se résigner à enrouler/dérouler ce dernier dans chaque manœuvre. Soit elle n’est pas à poste, il faut se résoudre à aller l’installer lorsque le vent a forci, que les étraves plongent un peu dans la plume, que les embruns commencent à cingler le trampoline… estomacs fragiles s’abstenir !
En conclusion, à la rédaction, nous aimons :
- Utiliser au maximum nos voiles d’avant en "tout ou rien", et le plus rarement possible partiellement ...

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