Catamaran à moteur

Motorisation des multipowers - thermique vs électrique

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Pour les moteurs thermiques - Par Steven Guedeu 

Au début des années 2000, les premiers modèles, comme le Maryland 37 ou le Greenland 34, étaient plutôt considérés comme des trawlers. Le Highland 35 a changé la donne dès 2005, suivi par le Queensland 55 en 2009. Ces deux powercats montent en effet en puissance pour atteindre les 20 nœuds et rivaliser avec les vedettes à moteur. Steven, en prise directe avec la demande client, justifie les choix faits par le chantier : « Les ventes des motorisations trawler ne décollaient pas ; à partir de 2013, la gamme motoryacht a été créée avec plusieurs modèles de 37 à 44 pieds capables de naviguer jusqu’à 25 nœuds. Notre clientèle motoryacht, tournée vers la vitesse et le luxe, n’est pas prête pour la motorisation électrique, car elle ne permet pas aujourd’hui d’aller vite sur de longues distances. Nous avons des utilisateurs en Floride qui font 300 milles dans la journée pour aller aux Bahamas et ne veulent pas refaire le plein sur place car le carburant n’est pas de bonne qualité. Ces problèmes d’autonomie sont fréquents sur beaucoup de bassins de navigation. D’autre part, un moteur thermique est de deux à quatre fois moins cher qu’un électrique, ce qui compte sur la facture finale. Etant donné que c’est le secteur automobile qui fera baisser les coûts, on ne peut qu’attendre que les progrès soient suffisamment probants pour suivre le mouvement avec des tarifs plus abordables. L’autre problème est le réseau de service après-vente. Pour nous, qui livrons plus de 80 motoryachts par an un peu partout sur la planète, la garantie d’un excellent SAV est cruciale. Nous avons besoin d’accords avec des partenaires majeurs dans ce domaine, comme Yanmar ou Volvo. D’ailleurs, on voit très bien que la clientèle, selon la zone, préfère la marque de moteur qui est la mieux représentée. En fait, dans le segment de marché de la vedette moteur, les économies d’énergie sont effectives en passant du monocoque au multicoque. Si l’on prend l’exemple du tout dernier 67 MY, il se satisfait de deux moteurs de 435 CV pour croiser à 20 nœuds, alors que son alter ego, monocoque de 80 pieds à volume habitable équivalent, aura besoin de deux fois 1 500 CV pour aller à la même vitesse – avec une consommation bien plus importante Cela ne veut pas dire que l’on ne fait rien pour être plus écologique : cela fait quatre ans que nous étudions des solutions, notamment au niveau des panneaux solaires, des batteries et hydrogénérateurs. Ces innovations seront visibles sur un prochain 51 pieds à voile en préparation. Ce catamaran totalisera près de 2 000 W de photovoltaïque. Pour les multicoques à voile, dont la vitesse s’apparente plus à celle du trawler, la demande d’une motorisation électrique commence à se faire sentir, mais c’est encore très anecdotique, et il y a le problème du poids supplémentaire généré par le parc batteries et un groupe électrogène. Un Lucia 40 a été équipé avec des moteurs électriques Volvo, mais ils ...

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