Nouvelles des chantiers

Neel 45, le grand voyage sur 3 coques…

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2010 : Eric Bruneel lance un tout nouveau concept de trimaran de grand voyage offrant un espace de vie incroyable, le Neel 50. Le principe est finalement assez simple, comme toutes les bonnes idées : poser une plateforme très habitable sur les trois coques d'un trimaran performant. Les aménagements typés "loft" sont plébiscités (les chambres – on ne parle plus ici de cabine – sont incroyablement confortables et lumineuses) et les performances et le plaisir de barre reconnus. Il faut dire qu'Eric Bruneel sait de quoi il parle au niveau multicoque, puisque ,après avoir écumé les régates en cata de sport dans les années 80, il lancera les Corneel 18 et 26 avant de travailler longtemps pour le chantier Fountaine Pajot. Au début des années 2000, à bord de son trimaran Trilogic, il sera l'un des piliers de la classe Multi50 en remportant notamment The Transat et le Fasnet (2004 et 2005) et en finissant second du Rhum 2006.
Après ce prototype, le chantier développe un 45 pieds en 2012, dont plus d'une dizaine d'exemplaires naviguent à ce jour. C'est le no 9 de la série sur lequel nous avons pu naviguer à l'occasion des Voiles de Saint-Tropez... et on s'est éclatés !

Essai Neel 45

Les cabines latérales sont particulièrement spacieuses pour un 45 pieds, et sur le même plan que le carré et le cockpit.

On est les plus beaux... pour aller sur l'eau

Les Voiles de Saint-Tropez sont le rendez-vous incontournable de ce que le "yachting" compte de plus exceptionnel. Des Class J des années 30 au somptueux Wally en passant par les bateaux qui ont fait les beaux jours de l'America's Cup, les amateurs de beaux bateaux en prennent plein les yeux. Mais ce jour-là, sur le plan d'eau, ce sont bien les deux trimarans Neel 45 qui font le show. 15 à 20 nœuds de vent soufflent sur le golfe de St-Trop et la mer est particulièrement désagréable dans ces conditions. Un clapot désordonné nous cueille à froid à la sortie de la marina (dont on s'extrait sans souci grâce au propulseur d'étrave – indispensable)... Mais voilà, ces conditions difficiles pour tous les bateaux sont parfaites pour le trimaran, dont le passage dans la mer est d'une douceur remarquable. La grand-voile à corne est hissée à la volée en quelques secondes et seuls quelques tours de manivellesont nécessaires pour que les 60 m2 soient prêts à nous propulser. Avec près de 20 nœuds, nous décidons de dérouler la trinquette autovireuse pour commencer. Car, avantage du tri oblige, l'installation d'une trinquette ne pose aucun problème structurel et permet ainsi d'offrir une garde-robe toujours au top quelles que soient les conditions. Les premiers bords s'enchaînent et le plaisir à la barre est évident. Il faut dire qu'Eric Bruneel passe son temps à régler son bateau et que, même bord à bord avec les 15 m J au près, le trimaran dépose gentiment mais sûrement ces glorieux ancêtres. Le bateau accélère franchement à chaque virement de bord, et le lancer au surf sur les vagues est un vrai bonheur. On imagine ...

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