Multicoques Match

MATCH - Les voiles d'avant

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POUR LE FOC AUTOVIREUR - par Marc Van Peteghem

Marc Van Peteghem est le cofondateur, avec Vincent Lauriot-Prévost, de VPLP, qui officie au sein de la plaisance depuis quatre décennies. Le cabinet d’architecture navale situé à Paris et à Vannes est le designer des plus rapides multicoques, que ce soit autour du monde,
ou de trois bouées. Néanmoins, l’implication de VPLP dans le domaine de la croisière est très forte depuis 1987, avec les marques Lagoon et Excess – plus de 35 modèles conçus.

Marc reconnaît aisément que le rendement aérodynamique d’un foc autovireur n’est pas forcément optimum. La voile manque du recouvrement et parfois de la surface, surtout en longueur de bordure, ce qui vient forcément pénaliser un peu les performances. Pour lui, tout est une question d’équilibre et de cohérence entre l’usage réellement exercé en pratique quotidienne et la conception, incluant une géométrie globale du plan de voilure : « Il est intéressant de définir ce que les plaisanciers, entre performance et confort d’utilisation, recherchent le plus en croisière. Je considère cette réflexion sans grever trop le potentiel de vitesse, ce qui pourrait être le cas d’un gréement placé sur l’avant diminuant drastiquement la surface d’un foc autovireur. Et la réponse est naturelle : la facilité de manoeuvre est un atout capital dans le choix d’un type de gréement, quiconque a déjà viré de bord avec un tel dispositif ne peut que l’approuver. La voile faseye beaucoup moins à l’enroulement. A partir du moment où nous avons choisi de centrer l’implantation en reculant le mât sur la gammeLagoon, le triangle avant, agrandi, est devenu propice à l’installation d’un foc à 95 % sur rail autovireur. La bordure allongée donne une triangulation plus ouverte à la voile, moins pointue dans les hauts – la voile garde mieux ses formes. Le fait d’avoir installé le rail de point d’écoute en hauteur sur le roof raccourcit la chute, et donne une coupe à la voile qui facilite aussi les réglages. L’autre point déterminant est également l’apparition de voiles à plus fort recouvrement, type gennaker, tout aussi faciles à manoeuvrer. Ces voiles pallient un éventuel déficit quand il s’agit d’abattre. Dans la plupart des cas de simulation, ce dispositif nous est apparu amplement satisfaisant pour un usage en croisière qui soit le moins contraignant possible pour l’équipage tout en préservant des performances acceptables pour ce type de navigation et d’utilisateurs. »

 

 


 

POUR LE SOLENT CLASSIQUE - par Olivier Racoupeau

Voilà 30 ans qu’Olivier s’est investi chez Berret Racoupeau Yacht Design. Le cabinet a signé certaines des plus emblématiques unités de plaisance en production, semi-custom ou one-off. La collaboration avec Fountaine Pajot a démarré en 1991. Depuis, plus de trente modèles de catamarans à voile de cette marque sont sortis des planches à dessin et ordinateurs de l’enseigne basée à La Rochelle.

Même s’il lui arrive de dessiner des plans ...

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