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boot Dusseldorf 2024 - Une édition boycottée par les multicoques

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Certains acteurs montrent même une certaine nervosité face aux dégâts causés par l’inflation, la hausse des taux d’intérêts et les incertitudes géopolitiques. Pour nous, ce millésime 2024 du boot s’est traduit avant tout comme un rendez-vous manqué avec la filière multicoque voile. Mis à part quelques catamarans de sport ou jouets de plage, seul le Tricat 6.90 avait fait le déplacement depuis la Bretagne pour être présenté dans le hall 15, traditionnellement réservé aux multicoques. Excepté le stand Excess et les représentations plus ou moins conséquentes de quelques constructeurs (Fareast, Fountaine Pajot, Gunboat, McConaguy, Nautiks, Nautitech, NEEL Trimarans, Windelo…), les chantiers ont clairement boycotté le boot cette année, faisant du « village multicoques » une place désertée. L’absence de Lagoon, de loin leader mondial du secteur est évidement lourdement symbolique. Du côté des powercats, l’ambiance est un peu plus apaisée avec la présence du Prestige M48 et du YOT36. Notons la présentation des Dragonfly 32 et 40 dans le hall 16, avec les monocoques. Une incursion du chantier danois qui ne date pas d’hier - avec le hall 15 à quelques mètres seulement… Et c’est là qu’il est temps de parler du sujet qui fâche : si les constructeurs de multicoques ne viennent plus à Düsseldorf, c’est qu’ils s’y sentent peu considérés alors qu’ils sont devenus les locomotives du secteur de la plaisance. Face à une vision quelque peu passéiste, les faiseurs de multicoques revendiquent sans complexes le cœur du fameux hall 16, quitte à bousculer l’establishment… on assiste un peu à une guerre des mondes, celle de l’ancien et ses monocoques traditionnels coiffés de teck contre le moderne et ses voiliers à vivre - à deux ou trois coques.

Qui a dit que l’histoire de la plaisance se résumait à un long fleuve tranquille ?

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