Technique

La quadrature de l’hélice

Publié le 01 avril 2015 à 0h00

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Tout d’abord, pour bien choisir son hélice, quelques informations essentielles sont à réunir. Le déplacement de son bateau, ses formes de carène, son fardage, bien plus important que sur un monocoque, sont bien sûr les premières clés à trouver. Les caractéristiques des moteurs viennent immédiatement derrière : courbes de couple et puissance développée à chaque niveau de régime (tours par minute, ou rpm en anglais), type d’inverseur et rapport de réduction seront des données nécessaires à un vrai spécialiste des hélices pour vous proposer l’optimum de cet appendice trop souvent négligé. Attention de ne pas succomber aux mauvais réflexes souvent hérités de nos nombreuses années de monocoque. Deux fois la puissance installée par coque n’est pas équivalente à la puissance installée sur un monocoque de même masse. Aussi, si on veut vraiment rentrer dans le détail et jouer le jeu jusqu’au bout, notre motoriste doit pouvoir nous donner d’autres informations essentielles : couple maximum sur l’hélice, diamètre maximum de cette dernière. On entre là dans un débat de haute volée inaccessible au commun des mortels, mais qui peut avoir de très bonnes répercussions sur les performances de son multicoque. Une bonne hélice est toujours un très bon investissement. Elle peut à elle seule compenser une impression de légère sous-motorisation. Et en cas de puissance adaptée, elle aura toujours un effet positif sur la consommation en la réduisant potentiellement de manière significative.

Là où l’équation se complique, c’est que l’on aimerait avoir une hélice qui offre un maximum de réactivité, en marche arrière comme en marche avant dans les manœuvres de port. Une autre qui délivre un rendement particulièrement efficace associé à une faible consommation sur de longues distances par vent nul. Et enfin une dont la traînée serait proche du néant lorsque le vent gonfle nos voiles. Si en plus elle pouvait éviter d’accrocher tout ce qui malheureusement traîne dans nos mers, ce serait vraiment idéal. En fait, en théorie, il faudrait une hélice bec de canard quand on navigue à la voile et une hélice trois ou quatre pales fixes pour les longues distances et les manœuvres dans espace restreint. Facile, non ? Aussi, longtemps, nous sommes-nous contentés d’hélices bipales fixes ou bec de canard, car cela semblait être le meilleur compromis possible. Heureusement, de quelques cerveaux ingénieux est sortie l’hélice à pales orientables. Eurêka ! Ils ont trouvé la solution pour fonctionner aussi bien en marche avant qu’en marche arrière (mieux qu’une hélice fixe), réduire drastiquement le frein que représente l’hélice lorsqu’elle n’est pas utilisée, et même pouvoir adapter le pas à son programme. Depuis, les hélices tripales repliables équipent la majorité de nos voiliers.

Ne reste à choisir que le matériau. Si le bronze se taille la part du lion, c’est sans aucun doute que le prix des versions inox est jugé prohibitif. Quant aux hélices aux pales composites, elles ...

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