Pour Éric, la réponse ne fait aucun doute. S’il dispose à bord de NavimetriX pour préparer et ajuster sa route, il bénéficie également des conseils de Pierre, de PZ Sailing. L’intérêt ? Confronter deux analyses complémentaires : celle du marin, qui observe les conditions réelles sur l’eau, et celle du spécialiste météo, qui anticipe l’évolution des systèmes à plus grande échelle.
Cette collaboration a notamment pesé dans un choix stratégique : plutôt que de descendre vers le Cap-Vert pour rejoindre les alizés classiques, Éric et Pierre ont préféré exploiter une fenêtre météo au nord des Canaries. Un pari qui leur a permis de raccourcir la route, au prix de conditions moins confortables. L'alizé nord est en effet moins régulier, avec une mer plus désordonnée, mais le skipper ne regrette pas cette option qui pourrait lui permettre de gagner du temps.
Au-delà de la stratégie, Éric insiste sur un autre avantage, peut-être encore plus précieux après vingt jours de solitude : le soutien humain. Les échanges réguliers avec Pierre ne se limitent pas à la météo. Ils permettent aussi de discuter des choix techniques, de prendre du recul et, lorsque la fatigue se fait sentir, de retrouver un peu d'énergie. « Quand on est un petit peu usé en solitaire, le fait d'avoir quelqu'un à terre qui puisse nous remonter le moral, c'est un plus non négligeable », confie-t-il.
Une belle reconnaissance pour son routeur, mais aussi un conseil adressé à tous les candidats au grand voyage : un bon logiciel ne remplace pas nécessairement un regard extérieur. Et encore moins une présence humaine !