Multicoque

Lex Raas - Success story d'un visionnaire

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Il est de ces personnes rares qui ont une compréhension parfaite – à la fois intuitive et analytique – de l’usage que nous faisons des bateaux. Avec Lex, pas de tabou. Il est prêt à casser les codes, à inventer un nouveau concept dont on ne saura jamais s’il a devancé ou créé la demande. Si Lex avait travaillé dans la téléphonie, c’est lui qui aurait inventé l’iPhone. Il n’aime rien moins que l’approche « bottom-up ». Beaucoup de chantiers construisent des bateaux dans lesquels ils mettent tout leur savoir-faire, puis cherchent des distributeurs pour les vendre. Lex, lui, fait l’inverse. Il est la courroie de transmission entre le plus important distributeur de bateaux à moteur aux Etats-Unis – Marine Max, et ses milliers de clients finaux – et le chantier Aquila Boats.

Mais pourquoi Aquila réussirait-il là où tant d’autres ont échoué ? Pour Lex Raas, cela tient en trois mots : design, vitesse et service. Dans le concept, il renverse la logique. Là où, le plus souvent, on évoquait des multicoques à moteur, lui préfère parler d’un bateau à moteur qui serait un multicoque. Une illustration ? De profil, difficile de dire que le tout dernier Aquila 70 est un catamaran. En revanche, c’est sûr, c’est un yacht à moteur. L’Aquila 44, premier modèle de la gamme, se différenciait avec une cabine propriétaire digne d’un… monocoque ! Il pourrait bientôt devenir le powercat le plus vendu au monde, en détrônant, signe du destin, le Leopard 43PC.

Avec leurs carènes spécifiquement dessinées pour le moteur et un maître-bau relativement étroit, les Aquila sont capables de filer à grande vitesse : 25 à 30 nœuds, en tout cas pas moins de 20. Des valeurs élevées plébiscitées par le marché traditionnel. Reste le service : alors que les propriétaires de voilier sont relativement autonomes, les usagers du bateau à moteur ont besoin d’un niveau de service proche d’autres domaines, comme celui de l’automobile. Pour Lex, à bord, la règle d’or est qu’un powercat en offre forcément plus qu’une vedette monocoque. Dès lors qu’il est habitable, un Aquila propose air conditionné, groupe électrogène et grande capacité froid… Un positionnement en décalage de l’approche européenne, traditionnellement plus frugale.

Cette analyse vous paraît trop cartésienne, tristement rationaliste ? Attendez, la suite est plus fun. On y parle de foils qui permettent de diminuer la puissance embarquée, réduisant la consommation jusqu’à 35 % à vitesse égale. On y croise également des catamarans semi-rigides, développés à l’origine pour servir de tender sur le 70. Ils entrent dans une gamme spécifique, ProCoach, à même de séduire des pêcheurs côtiers – le marché le plus important – aux écoles de voile. Toutes tailles confondues, dans un an, neuf nouveaux modèles seront encore sortis de l’esprit fertile de Lex, dont un signé d’un designer français. Nous n’en saurons pas plus, si ce n’est que, décalage horaire oblige entre France, Chine et Hawaï, les réunions de travail ont souvent lieu ...

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