Voyage

Timor, premiers bords en Asie…

Publié le 24 janvier 2018 à 0h00

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En approchant de la pointe sud-ouest de l’île de Timor, le vent souffle à 25 nœuds établis, ce qui ne fait pas nos affaires. Le petit détroit qui sépare Timor de l’île de Semau est encombré d’un grand nombre de bateaux de pêche qui ne facilitent pas le passage de nuit. Nous mettons en panne à une vingtaine de milles, à la tombée de la nuit, mais le bateau dérive à sec de toile à plus de 3 nœuds sur le fond. Je décide de dormir deux heures, puis, la situation devenant peu confortable, nous renvoyons de la toile, route sur le détroit. La nuit est noire, et lorsque nous virons la pointe de Timor en serrant le vent, Marin et moi découvrons une barrière lumineuse quasi continue de navires de pêche qui travaillent aux lamparos !

Ce constat peu enthousiasmant fait monter la pression à bord de Jangada, car nous ne savons pas exactement avec quels types d’engins ces bateaux travaillent dans ce passage qui ne fait que quelques petits milles de large. L’esprit du skipper, qui se doit d’anticiper en permanence, imagine alors facilement des manœuvres d’évitement effectuées in extremis, des filets piégeant nos ailerons anti-dérive, des bouts pris dans nos hélices, et des pêcheurs indonésiens en colère qui gueulent dans la nuit… Seul point rassurant, la cartographie électronique semble bien calée. Par précaution, nous affalons la grand-voile, n’envoyons que la moitié du solent, et démarrons les deux moteurs pour être immédiatement manœuvrant. Pour une fois, tous nos feux sont ...

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