Numéro : 236
Parution : Avril / Mai 2026
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Aurore n’avait que 5 ans quand son père l’a embarquée pour sa première transat. Un papa marin bien connu des passionnés des multicoques puisqu’il s’agit de Christian Hernandez, fondateur des chantiers Multicap Caraïbes (Martinique) et Multicat Algarve (Portugal). 30 ans plus tard, père et fille repartent sur l’Atlantique à bord du Punch 21.10 DC Palm Pleasure 2, un grand catamaran de day charter !
Mercredi 6 mai, 12h34, cap sur la Martinique.
Quand on rêve d’une transatlantique, on imagine surtout les quarts de nuit, les dauphins dans l’étrave et les couchers de soleil au milieu de l’Atlantique. On pense beaucoup moins aux journées passées à avitailler le bateau. Pourtant, avant même de prendre la mer, c’est presque une expédition à part entière.
Au Portugal, nous avons commencé par embarquer tout ce qui devait tenir dans le temps : conserves, pâtes, riz, vivres secs, snacks et surtout des litres et des litres d’eau douce. 240 litres, pour être exacts. Jour après jour, le catamaran s’est rempli de sacs, de caisses et de provisions soigneusement réparties entre les coffres et la cuisine du bord. Le frais, lui, a été embarqué au dernier moment avant le départ : fruits, légumes et quelques délicieux plats préparés par le restaurant français La Villa, censés nous faire tenir les premiers jours en mer jusqu’à Las Palmas. Mon père nous avait préparé une liste d’avitaillement longue de deux pages entières. Ce qui ne nous a pourtant pas empêchés d’oublier… un économe et une râpe. En revanche, impossible de manquer de pain. L’un des équipiers semble considérer le sujet comme absolument essentiel à la réussite de la traversée, si bien qu’à Las Palmas, une bonne partie du réavitaillement s’est transformée en stock de pain sous toutes ses formes. De mon côté, j’ai aussi jugé indispensable d’embarquer quelques masques hydratants pour le visage. Chacun ses priorités avant une traversée de l’Atlantique !
Après des jours de préparation, d’attente et de derniers réglages à quai, nous avons finalement appareillé. Et honnêtement, ça fait du bien de ne plus être à quai !


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