Course au large

Hamilton Island Race Week - Quelques levers de flotteur bien sentis…

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Pari réussi, puisque l’Hamilton Island Race Week a réuni il y a un an 234 bateaux – dont 40 multicoques – et plus de 2 000 équipiers ! Certes, l’édition 2020 a été annulée, mais notre journaliste Kevin Green a pu vérifier l’an passé que c’est bien la brise qui assure le show – et quelques frayeurs ! « La course a aligné 40 multicoques, allant du MOD70 Beau Geste (ex-Foncia) à bord duquel j’ai couru, aux catamarans de croisière bien plus modestes construits sur place. Divisée en une catégorie Croisière et deux catégories Course, la compétition s’est avérée tendue entre les bateaux, mais pas vraiment pour nous au sein de notre classe, forte de sept multicoques de régate ». Le skipper néo-zélandais Gavin Brady avait d’autres objectifs que d’exploiter sa machine à 100 % : « Nous ne naviguons à bord que depuis deux ans environ, et c’est en mode entraînement que nous avons convoyé le trimaran depuis la Nouvelle-Zélande. Ce multicoque est l’un des sept MOD70 construits. Je pense que c’est le seul qui n’ait pas chaviré, malgré un nombre de milles plus élevé que la plupart des autres, et j’ai l’intention de tout faire pour qu’il continue à en être ainsi », a déclaré Brady dans un éclat de rire. Dans l’hémisphère sud, les seuls autres multis comparables sont deux ORMA 60. Je me souviens d’une navigation mémorable près de l’Opéra de Sydney à 34 nœuds à bord de l’exBanque Populaire IV, rebaptisé Team Australia.



L’ancien MOD70 Foncia, désormais rebaptisé Beau Geste, a atteint la vitesse de 33 nœuds dans les eaux abritées de l’île Hamilton.

Ce trimaran est devenu plus tard Scallywag, à Hong Kong. Le MOD70 Gitana a quant à lui été rebaptisé Maserati Multi70, Oman Sail est devenu MOD70Argo, et enfin Paprec Recyclage, Povwerplay. Voilà pour le plateau des multicoques présents en Australie.


Tout au long de ces six jours de régates, les deux classes Multicoques de Croisière ont navigué par 20 nœuds de vent et des températures de 25°C.

UNE NAVIGATION BRUTALE

Après avoir gagné le large au sud de l’île Hamilton et s’être heurtés à un vent de sud de 20 nœuds, le spectacle a commencé : au fur et à mesure que nous accélérions, le flotteur au vent s’est mis à monter. Les équipiers, eux, moulinaient dur sur les deux colonnes de moulin à café pour reprendre guindant et écoute. Tout en haut, perché sur le flotteur au vent, Brady tenait la longue barre d’une main et le bout du chariot dans l’autre, prêt à choquer ; son pied quant à lui contrôlant l’écoute de grand-voile.
La brutalité de la navigation sur ces trimarans est rapidement devenue une évidence quand les vagues ont commencé à gicler à travers le filet du cockpit. A ce moment-là, notre vitesse atteignait 33 nœuds, et le flotteur au vent s’élevait de façon alarmante un peu plus haut dans le ciel. Nos huit équipiers se sont regroupés derrière le bras afin de se protéger des vagues et du vent apparent. Ceci s’est avéré un bon entraînement pour le départ, prévu quelques minutes plus tard.
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