L’objectif n’est plus de traiter chaque unité comme un chantier isolé, mais de mettre en place un véritable processus industriel : diagnostic standardisé, postes de travail dédiés, réemploi ou recyclage des pièces et matériaux et contrôle qualité à chaque étape.
La démarche vise évidemment à prolonger la durée de vie des unités existantes plutôt qu’à les remplacer ou les envoyer vers les filières de déconstruction. Yuniboat entend ainsi réduire l’empreinte carbone de la plaisance, notamment celle liée à la fabrication des coques en composite, tout en maîtrisant davantage les coûts de remise en état. Du petit bateau à moteur au voilier, sans oublier les unités professionnelles et bien sûr les multicoques, Port Lavigne ambitionne à terme de traiter des bateaux très différents en suivant une méthodologie commune.
Le choix du site n’est pas innocent : situé sur la Loire, Port Lavigne est accessible par voie maritime tout en restant à proximité immédiate de Nantes, de sa gare et de son aéroport. Le projet intègre également une activité de stockage et d’hivernage à sec afin de limiter la dégradation des unités entre deux périodes d’utilisation.