Essai occasion

Leopard 39 100 % croisière et compact

Publié le 01 avril 2015 à 0h00

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Suivre le cahier des charges – forcément très exigeant – du plus important loueur mondial (Moorings / Sunsail), ça a du bon ! Chantier comme architectes sont contraints à concilier des données a priori contradictoires comme le confort, le volume et… l’agrément de navigation et la vitesse. Force est de reconnaître qu’avec le Leopard 39 le constructeur sud-africain présente en 2010 un catamaran plutôt séduisant. Notre essayeur attitré Philippe Echelle s’était laissé tenté par une sortie par bonne brise : une rafale à 31 nœuds et une bonne vague avaient propulsé le catamaran à 17,6 nœuds. Et avec tout dessus ! On ne saurait vous conseiller un tel traitement de choc, bien sûr… mais cette anecdote montre qu’il y a cinq ans, pour son lancement, le Leopard avait fait excellente impression. Idem aux Etats-Unis, où la presse spécialisée avait à l’époque écrit beaucoup de bien sur le bateau. Lequel porte plusieurs noms, en réalité : Leopard 38, Sunsail 384, Leopard 39, Moorings 3900… Quatre vocables pour un catamaran quasi identique : les deux derniers – 126 exemplaires – sont équipés d’un bimini en polyester dans le prolongement du rouf et d’une casquette rigide qui coiffe le poste de barre. Sur le 38 et le 384 (produit en 2009 et 2010 à 69 unités), le bimini est légèrement rehaussé et le barreur se contente d’une protection en toile. Autre spécificité : les Leopard, avec leurs trois cabines, sont dédiés aux propriétaires, tandis que les deux autres modèles, typés location, sont équipés de quatre cabines.

Essai occasion Leopard 39

Les redans de coque marqués préservent une largeur à la flottaison modérée.

Une nacelle hors de portée des vagues

Si les productions anglaises et sud-africaines ont souvent hérité de plates-formes trop basses, la nacelle du Leopard 39 est bien plus haute. Le bateau est plutôt plus étroit que ces concurrents directs – 6,03 m contre 6,53 pour un Lagoon 380 et 6,73 pour le Lipari 41 Evolution –, tout comme les coques, qui restent assez fines à la flottaison grâce aux redans marqués qui courent sur chaque flanc. Un compromis confort/performance déjà éprouvé… et qui fonctionne toujours. En termes de performances, le 39 est certes desservi par un fardage du rouf conséquent et un déplacement relativement élevé, mais pour le reste, il a de bonnes cartes en main, à commencer par une surface mouillée réduite. Et son gréement très élancé – plus de 20 mètres au-dessus de la flottaison – lui offre quelques chevaux. "Le Leopard 39 est performant même dans le petit temps", relève Clément Daël, responsable de Sunsail Brokerage. Et c’est bien le constat que nous avions fait, tant en Méditerranée pour les premiers essais – juste avant le fameux coup de vent – que pendant une semaine de location aux Bahamas. Avec les appendices fixes, n’espérez pas caper au-dessus de 50° du vent réel. Mais vous serez surpris par la vitesse du bateau, qui atteint au près les 6 nœuds dès 3 à 4 Beaufort. En mer ouverte, le 39 vous ...

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