Essai occasion

Lavezzi 40 Le confort tout en finesse !

Publié le 01 août 2014 à 0h00

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On découvre sur le ponton un catamaran compact et pourtant plutôt fin sur le plan esthétique. Les codes du chantier Fountaine Pajot sont bien au rendez-vous – même s’ils ont bien évolué depuis le début des années 2000. Les étraves camuses sont maintenant devenues droites, la tonture de pont est, elle, inversée, mais le passavant affiche son habituel décroché au niveau des jupes arrière et le rouf adopte l’immuable casquette – on n’a rien trouvé de mieux pour lutter contre l’effet de serre, cette chaleur lourde et insupportable diffusée par les ouvertures non obturées quand le soleil est au zénith. La construction en infusion est classique, avec cloisons et équipements directement montés dans les coques – c’est rigide et plutôt rassurant sur le long terme. Les tissus de verre imprégnés de résine polyester dépassent les 3 kg/m2 dans les fonds, tandis que les bordés, les passavants ou encore le dessous de nacelle sont en sandwich mousse PVC de 15 mm. Le rouf, quant à lui, est réalisé en stratifié de 1 600 à 2 000 g/m2. Une construction globalement solide, et grâce à l'infusion, on est maintenant loin de la construction des anciennes générations très robustes et un peu plus lourdes, comme sur le Bahia 46 ou sur le Belize.
Diffusé à 227 exemplaires pendant sept ans, le Lavezzi 40 a séduit tout autant les loueurs que les particuliers, preuve que ce modèle bien né s’adapte à un spectre de programmes relativement large. A l’instar de la plupart des modèles du chantier Fountaine Pajot de cette génération, le 40, dessiné par le trio Joubert/Nivelt/Flahault, dispose de coques relativement fines – rien à voir avec la section d’un Lagoon 380, pourtant son concurrent direct. Les carènes sont toutefois rondes, tout d’abord pour optimiser la surface mouillée, mais aussi pour supporter au mieux la charge. Laquelle restera limitée à moins de deux tonnes si on souhaite conserver de réelles qualités marines, là où le même Lagoon pourra en accepter une de plus. Un choix architectural qui se traduit indiscutablement par un voilier plus vif sous voile, mais également plus élégant. De fait, sur l’eau, si le Lavezzi 40 ne sera jamais une bête de près – ses ailerons de 1,10 m sont vraiment courts –, surtout par petit temps, notre catamaran s’anime dès le médium et se cale rapidement à 7/8 nœuds. Précisons ici qu’il est plutôt bien servi par un gréement élancé et puissant. Le mât Z-Spars, solidement haubané, est doté de deux barres de flèches, contrairement à la plupart des autres catas, qui n’en présentent qu’un. Le mât est ainsi mieux tenu dans la mer formée. La grand-voile dispose d’un rond de chute et d’un guindant généreux.

Essai Lavezzi 40

La table du carré est grande : parfait pour partager des repas avec tout l’équipage. Le plateau sera également utilisé par le navigateur, vite à l’étroit sur la table à cartes.

Le portant plutôt que le louvoyage

Par 20 nœuds de vent – force classique de l’alizé –, il cavale déjà à 8 voire 10 ...

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