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Corneel 26 Un cata pour l’éclate pure !

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Corneel, ça sonne bien, mais d’où ça vient ? Il s’agit de la contraction de Bruneel – oui, il s’agit bien d’Eric Bruneel, qui a lancé les trimarans Neel – et de Cornic. Au début des années 1980, les deux hommes lancent un catamaran de sport, le Corneel 18. Le proto marche fort. Les deux hommes proposent à Fontaine-Pajot de construire le bateau tout en finançant l’outillage. A l’époque, le chantier construit des dériveurs, des monocoques de course et démarre les multicoques avec le Louisiane. Succès immédiat : le 18 est vendu à une centaine d’exemplaires. Soit une conjoncture particulièrement favorable pour mettre au point un projet qui trotte depuis longtemps dans la tête d’Eric : "Je voulais lancer un catamaran day boat vivant et amusant. On l’a mis au point avec Jean-François Fountaine et Michel Joubert avec ce look très rond avec ses roufs qui dépassaient comme des fusées et des poutres de mât pour assembler les coques." Lancé au Grand Pavois en 1985 au prix de 160 000 francs TTC (soit 42 000 euros en euros constants), le Corneel 26 est récompensé l’année suivante par le titre de "Bateau de l’année". "On en construisait un par semaine !" s’amuse Eric. Reconnaissons que ce catamaran enchante son équipage dès les premiers bords… Il est d’abord très simple : accastillage au pied de mât et pas de bôme. Pas de dérives non plus : "Surtout pas ! s’exclame son concepteur. Le haut des ailerons, qui fait office de plancher, est restratifié, alors que le volume intérieur est moussé. C’est adapté à l'échouage et résistant en cas de casse. Et c’est resté pareil pour le Neel 45." Le Corneel 26 est également démontable – une bonne idée, mais pas si simple, tempère Jean-Marc Le Goueff de Multisailing. Une opération fastidieuse dans le cadre d’un hivernage, mais envisageable dans le cadre d’un achat loin de votre plan d’eau.

Essai occasion Corneel 26

Les coques très fines donnent le ton : priorité à la vitesse ! Pour le confort, on verra après...

Avion de chasse

A border la grand-voile… et c’est parti ! Le Corneel 26 glisse sans retenue et ne tarde pas, pour peu que la brise dépasse les 15 nœuds, à soulager sa coque au vent, voire à la décoller complètement. La construction en sandwich collé sous vide et tissus bi-biais, qui offre rigidité et poids plume – moins d’une tonne au peson –, n’est bien sûr pas étrangère à ce comportement fougueux… Tous les habitués de la machine sont unanimes : le 26 navigue de façon relativement sûre sur une patte. Les longs runs à plus de 18 nœuds de moyenne ne sont pas rares. Mais attention tout de même à ne pas se laisser déborder par la griserie : quelques Corneel ont chaviré… Cette navigation sous adrénaline pure s’effectue donc palan d’écoute de grand-voile à la main. Un conseil plus justifié encore pour la version Sport. Avec son mât aile et 8 m2 de surface de voile en plus, le 26 devient carrément sportif. L’ambiance à bord se rapproche de celle d’un Kat 28… La preuve avec ces quelques relevés de ...

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