Voyage

Le (demi) tour du monde d’Alizé - Troisième étape : Tristan Da Cunha/Mayotte

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Maitai, après son demi-tour du monde, est exploité en day charter à Mayotte.

12 mars et fin de la deuxième dépression dans la face. Je peux vous assurer que ça a dépoté, encore une fois ! Je revois encore mon père avec son pot de graines ; il les prenait une par une et les mâchait sans réfléchir, stressé à bloc car on venait de passer tous les deux la nuit sans dormir avec du 45/50 nœuds de vent établi et une houle avec des creux de 8 à 10 mètres. Pour ne rien arranger, un grain énorme est venu s’ajouter au tableau au lever du jour. Quand on a vu ce truc avancer vers nous, alors qu’on se tapait déjà un gros coup de vent, autant vous dire que l’on ne savait pas du tout à quoi s’attendre. Que pouvait-il nous amener, ce foutu grain ? 70 nœuds, 80 ? Une fine pluie a commencé à tomber et le grain mystérieux était toujours visible au loin. Avec mon père, après cette longue nuit blanche agitée à veiller sur Maitai, on se regardait avec une belle complicité ; on attendait le verdict et la sanction du temps, sans pouvoir rien faire… puis bizarrement, le vent a semblé se calmer et baisser, un brouillard s’est levé et la houle a diminué, petit à petit… L’océan paraissait retrouver son calme et laisser en arrière sa mer déchaînée. Ouf !

Des plats de grands chefs !

Ça y est, la tempête est passée. Apparemment, c’est ce qu’on appelle la bascule, le calme après la tempête. Quel soulagement ! Bien que ce soit une des choses les plus belles et les plus impressionnantes qu’il m’ait été donné de voir et de vivre (certes, une tempête avec 10 mètres de houle, des vents de 50 nœuds établis et des rafales à 70/80, ce n’est pas tous les jours qu’on voit ça). On s’en souviendra, de cette nav, dans tous les sens du terme ! Je ne ressasserai pas cette dépression en détail, il me semble déjà avoir bien décrit la première que nous avions eue avant d’arriver à Tristan da Cunha, une semaine avant.


L’Atlantique Sud a réservé une belle tempête à Alizé et son équipage : 10 mètres de houle, vents de 50 nœuds établis et rafales à 70/80 !

Je préférerais parler de trucs un peu plus funky. Parlons de la bouffe en bateau, tiens ! Car elle, elle se portait toujours bien, ha ha ! Le jour même de la fin de cette deuxième dépression (eh oui, on était tellement motivés de pêcher qu’on remettait les cannes en place dès que le vent baissait un peu !), César nous remontait un gros thon de 25 kilos à lui tout seul. En deux temps trois mouvements, le poisson était nettoyé, découpé et déposé délicatement dans nos assiettes. Et c’était parti pour les sashimis à volonté ! Rien de tel pour se réconcilier avec la vie et la mer après deux jours de dépression, hé hé ! Un brin de citron, un soupçon d’huile d’olive, un tournement de moulin à poivre, une pincée de fleur de sel, et hop, le tour était joué pour faire trembler nos papilles et faire de ce mets un repas digne de Bocuse. Quel délice ! Ça faisait longtemps… Le lendemain, Lisa nous faisait des rillettes avec le reste de thon. ...

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