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Un premier record pour le trimaran Banque Populaire VII

Publié le 25 décembre 2013 à 9h00

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Un parcours difficile
Le record de la traversée de la Méditerranée est un véritable sprint, qui ne permet pas le moindre repos et doit se tenter dans des conditions musclées. Un bon moyen de tester le bateau et son skipper et de s'évaluer par rapport à la concurrence. Le record entre Marseille et Carthage est détenu depuis un an par Thomas Coville en 25 heures et 38 minutes. Pour battre le record, Armel Le Cléac'h a choisi une option météo originale : habituellement, le parcours de 458 milles est avalé grâce à un coup de mistral qui souffle sur la rade de Marseille et se maintient au minimum jusqu’à la pointe sud de la Sardaigne, mais il faut alors une configuration particulière pour que le vent ne s’essouffle pas complétement en abordant la baie de Tunis. Armel et son routeur Marcel van Triest ont voulu au contraire privilégier un final extrêmement rapide...
Après un premier essai qui s’était soldé par un retour en rade de Marseille suite à des conditions météorologiques peu conformes aux prévisions, le skipper, à peine revenu au large des îles de Frioul, s’élançait à nouveau en direction de Carthage (Tunisie).
Dans une brise de nord-ouest d’une vingtaine de nœuds, Armel Le Cléac’h a été aussi rapide que Thomas Coville jusqu’au lever du jour, mais alors que le skipper de Sodeb’O avait dû s’écarter de la Sardaigne pour rallier la Tunisie, le skipper du trimaran bleu et blanc enclenchait un premier empannage pour se rapprocher des côtes sardes et rester ainsi au maximum sur la route directe. L'arrivée plus que sportive dans plus de 30 nœuds de vent a permis à Armel de s'octroyer son premier grand record océanique sur son nouveau bateau : 18 heures et 58 minutes, soit un temps explosé de plus de 6 h 40 pour une moyenne de 23,80nœuds sur le parcours théorique et de 25,40 nœuds sur l'eau.

Ça promet pour la suite !

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